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Liban

Berry : La prorogation du Parlement serait un « coup de grâce » pour le régime

OLJ
14/11/2016

Le président de la Chambre Nabih Berry s'est réuni samedi à sa résidence de Aïn el-Tiné avec le Premier ministre désigné Saad Hariri. Ce dernier était accompagné de son directeur de cabinet Nader Hariri. Était également présent le ministre des Finances démissionnaire Ali Hassan Khalil. Les discussions ont été axées sur la gestation du nouveau gouvernement. Saad et Nader Hariri ont ensuite été retenus à dîner par le chef du Parlement.
Plus tôt dans la matinée, Nabih Berry avait rencontré les étudiants du mouvement Amal de l'Université américaine de Beyrouth. Devant eux, il a insisté sur la nécessaire tenue des législatives, mais sur la base d'une loi électorale nouvelle, fondée sur le principe de la proportionnelle. Selon lui, la proportionnelle est le pari gagnant : « Avec la proportionnelle, je risque, certes, de perdre en tant que chef de bloc au Parlement, mais, en contrepartie, je gagne le Liban. Pourquoi ? Parce que, selon les dispositions de l'article 51 de la Constitution, le député représente la nation dans son ensemble. Où en sommes-nous dans l'application de cet article? »
Et M. Berry d'ajouter que le Liban est une démocratie qui est gangrenée par le confessionnalisme et le communautarisme. « Si nous recommençons à former des blocs en fonction de notre appartenance confessionnelle, est-ce de cette manière que nous pourrons changer et nous réformer ? Il y a une volonté de nous voir adopter une loi fondée sur la proportionnelle », car, pour lui, seul ce système est à même de protéger les minorités. Et de souligner que plusieurs propositions ont été rejetées : mode de scrutin proportionnel à circonscription électorale unique, mode de scrutin proportionnel fondé sur cinq circonscriptions, mode de scrutin proportionnel fondé sur treize circonscriptions. « Nous avons même été jusqu'à proposer un mode de scrutin mixte, moitié majoritaire et moitié proportionnel », a-t-il indiqué.
M. Berry a par ailleurs affirmé qu'il y a une entente avec le président de la République élu Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri concernant la nécessité d'une nouvelle loi électorale. Dans le cas où celle-ci ne parvenait pas à être votée, le Parlement serait prorogé de facto et cela « porterait un coup de grâce au nouveau régime, non seulement au Parlement mais au régime dans son ensemble ». Il a expliqué que « selon des statistiques », plus de 74 % des Libanais ne veulent pas de la loi actuelle et qu'il convient d'agir vite afin d'éviter que leur mécontentement « se traduise dans la rue ».

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