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Liban

Gemayel réclame une nouvelle loi électorale pour une meilleure représentativité chrétienne

Partis
OLJ
14/11/2016

Le député Samy Gemayel, chef du parti Kataëb, a estimé hier que « le plus grand défi à l'heure actuelle » est de mettre en place une nouvelle loi électorale capable d'assurer plus de représentativité aux députés chrétiens. Il a par ailleurs estimé qu'il fallait profiter du climat politique positif qui s'est installé au lendemain de l'élection présidentielle.
« Le plus grand défi à l'heure actuelle est de pouvoir adopter une nouvelle loi électorale qui assurera la bonne représentativité et qui pourra donner naissance à une nouvelle classe politique qui sortira le pays de la situation dans laquelle il se trouve », a déclaré Samy Gemayel lors d'une cérémonie partisane à Byblos. Concernant la représentation chrétienne au Parlement, le chef des Kataëb a indiqué que « le nombre de députés chrétiens élus par des votes chrétiens ne dépasse pas les 37 députés aujourd'hui. Le but avec la nouvelle loi électorale (...) sera d'élever ce nombre à 45, 50 ou 60 députés », a-t-il dit.
« Nous voulons en finir avec cette loi (électorale) qui permet à la même classe politique de revenir au Parlement et qui marginalise de nombreuses catégories de la population libanaise. Nous devons profiter de l'élection d'un nouveau président, ainsi que du climat positif et de la volonté de changer afin de mettre en place une nouvelle loi, a souligné M. Gemayel. Une nouvelle page a été ouverte dans l'histoire du Liban et nous avons maintenant un président avec lequel nous avons été en conflit par moments, mais avec lequel nous nous sommes entendus à d'autres moments, notamment lorsque nous avons résisté contre l'occupation syrienne. Nous espérons revenir, avec le président, aux bases libanaises de liberté souveraine », a ajouté le chef des Kataëb, à quelques jours de la commémoration de la mort de son frère, Pierre Gemayel, assassiné le 21 novembre 2006.
Samy Gemayel a par ailleurs rejeté le fait qu'une partie puisse imposer ses décisions au reste des Libanais. « Au Liban, il y a de grands problèmes de structure qui ne peuvent pas être résolus si on ne se parle pas avec franchise, a-t-il déclaré. Voilà pourquoi nous avons dit qu'il est inacceptable que quelqu'un décide à la place de tous les Libanais, qui qu'il soit, et qu'il leur dicte comment on forme les gouvernements, quand les élections parlementaires doivent avoir lieu ou comment on élit un président. Seul le peuple libanais est notre tuteur, à travers les institutions, le gouvernement, le président et le Parlement », a conclu le chef des Kataëb.

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