Marine Le Pen célèbre sur la BBC « l'émergence d'un nouveau monde »
La chef de l'extrême droite française, Marine Le Pen, s'est félicitée hier de « l'émergence d'un nouveau monde » avec l'élection de Donald Trump à la présidence américaine, lors d'une apparition sur la BBC dans une émission politique phare du Royaume-Uni. « Clairement, la victoire de Donald Trump est une pierre supplémentaire dans l'émergence d'un nouveau monde qui a vocation de remplacer un ordre ancien », a souligné la présidente du parti Front national qui y voit un signe favorable pour sa candidature à la présidentielle française de 2017. Donald Trump « a rendu possible ce qui a été présenté comme totalement impossible ». « On souhaite qu'en France aussi, le peuple puisse renverser la table autour de laquelle les élites se partagent ce qui devrait revenir aux Français », a ajouté Marine Le Pen, en faisant un parallèle entre le non français au référendum sur la Constitution européenne en 2005 et le vote britannique pour un Brexit. « Toutes ces élections sont presque des référendums contre cette mondialisation sauvage qui nous a été imposée, qui a été imposée aux peuples et qui aujourd'hui montre très clairement ses limites », a-t-elle estimé lors de cet entretien enregistré en France.
« Bonne leçon pour les hommes politiques », selon Depardieu
L'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis est une « bonne leçon » pour les hommes politiques, estime l'acteur Gérard Depardieu qui a rendu il y a quelques années son passeport français et est devenu citoyen russe. « C'est une bonne leçon pour les hommes politiques, qui n'en font plus depuis longtemps », juge la star de 67 ans aux positions iconoclastes, dans un entretien au Journal du Dimanche. « La confiance est brisée, le peuple veut reprendre le pouvoir », estime-t-il. « Contrairement à George W. Bush, Trump n'est pas un abruti, il dit des choses qui le dépassent. Personne ne sait de quoi il va être capable », ajoute Gérard Depardieu, dont la citoyenneté russe lui a été octroyée sur intervention du président Vladimir Poutine. Monument du cinéma français, l'acteur avait défrayé la chronique en 2012 en annonçant qu'il rendait son passeport français pour protester contre l'imposition des plus riches en France, instaurée par le gouvernement socialiste. Il fait régulièrement sensation depuis dans les médias français pour ses déclarations provocatrices et ses prises de position prorusses.
Le secrétaire général de l'Otan met en garde contre la tentation de « faire cavalier seul »
Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, prévient dans The Observer, version dominicale du quotidien The Guardian, que « faire cavalier seul n'est pas une option », après l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche. « Nous sommes confrontés aux plus grands défis sécuritaires depuis une génération », écrit dans une tribune Jens Stoltenberg, dans un contexte d'inquiétudes concernant la position du nouveau président américain vis-à-vis de l'Otan. « Ce n'est pas le moment de remettre en cause le partenariat entre l'Europe et les États-Unis », a souligné M. Stoltenberg. M. Trump avait semé l'inquiétude durant sa campagne électorale en laissant entendre que Washington pourrait réfléchir à deux fois avant de venir en aide à un allié de l'Otan en danger qui n'aurait pas mis de moyens au pot commun. Une telle attitude remettrait en cause le principe de la défense collective, qui est au cœur du traité fondateur de l'Otan. M. Stoltenberg rappelle que la seule fois où l'Otan a eu recours à ce principe – « une attaque contre l'un est une attaque contre tous »–, c'était au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis.
Netanyahu presse ses ministres à la retenue après la victoire de Trump
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé hier ses ministres à la retenue sur la victoire électorale de Donald Trump à la suite de déclarations selon lesquelles un État palestinien n'était désormais plus d'actualité. M. Netanyahu a fait preuve d'une certaine prudence après la victoire surprise du candidat républicain aux élections présidentielles américaines du 8 novembre en se contentant de le féliciter et de l'assurer de son intention de travailler avec lui. Mais des ministres et députés de l'aile dure de la majorité ont profité du succès de M. Trump pour appeler à renoncer à la solution de deux États, israélien et palestinien, qui a servi de base à des négociations pendant des années. Lors du Conseil des ministres, M. Netanyahu a pour sa part affirmé que « le président élu Donald Trump et moi avons décidé de nous rencontrer bientôt pour discuter de toutes les questions importantes à l'ordre du jour entre les États-Unis et Israël ». « Je demande à tous les ministres, vice-ministres et parlementaires de permettre à l'administration (américaine) qui se met en place de formuler avec nous sa politique vis-à-vis d'Israël et de la région en utilisant des canaux convenus et calmes et non pas par des interviews et des déclarations », a ajouté le Premier ministre.
L'UE débat de ses priorités face à l'Amérique de Trump, certains veulent dédramatiser
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE débattaient hier soir à Bruxelles d'une approche commune face à la future administration Trump, sans le Britannique Boris Johnson ni le Français Jean-Marc Ayrault qui ont décliné l'invitation, soucieux de dédramatiser la situation. La réunion extraordinaire, sous la forme d'« un dîner informel » à la veille de l'habituel rendez-vous mensuel des 28, a été convoquée mercredi par la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, alors que la victoire surprise du candidat populiste à la Maison-Blanche suscite de l'inquiétude de ce côté-ci de l'Atlantique. Mais tout le monde n'a pas jugé le rendez-vous important. Boris Johnson « ne voit pas l'utilité d'une réunion supplémentaire », a expliqué le Foreign Office, soulignant que les ministres pourraient aborder aujourd'hui « dans un format normal toute une série de sujets », y compris la nouvelle donne américaine. « Arrêtons de parler de désarroi (par rapport à l'élection de Trump). N'est-ce pas l'occasion pour l'Europe de se ressaisir ? » a déclaré pour sa part Jean-Marc Ayrault à la radio française Europe 1.
Les Émirats à Trump : Impliquez-vous au Moyen-Orient avec une « stratégie globale »
Les Émirats arabes unis, alliés stratégiques de Washington, ont exhorté hier le président élu Donald Trump à adopter « une stratégie globale, plutôt que des positions isolées » sur les différents conflits du Moyen-Orient, l'invitant à s'impliquer fortement. « Le poids et l'influence de Washington restent plus importants que jamais », a déclaré le ministre d'État aux Affaires étrangères Anwar Gargash lors d'une conférence à Abou Dhabi organisée par l'Emirates Policy Centre (EPC).
« Après huit ans d'engagement américain affaibli dans la région – nombreux sont ceux qui pensent qu'il a créé un vide déconcertant –, nous aurons, semble-t-il, encore à attendre un peu plus avant que les contours de l'approche du président élu Trump ne deviennent plus clairs », a-t-il dit. En résumé, a souligné M. Gargash, « l'engagement américain est positif, et un retrait ou un désengagement est contre-productif ». Selon lui, le repli sur soi des États-Unis est « la recette pour le chaos incessant et la violence ».
La chef de l'extrême droite française, Marine Le Pen, s'est félicitée hier de « l'émergence d'un nouveau monde » avec l'élection de Donald Trump à la présidence américaine, lors d'une apparition sur la BBC dans une émission politique phare du Royaume-Uni. « Clairement, la victoire de Donald Trump est une pierre supplémentaire dans l'émergence d'un nouveau monde qui a vocation de remplacer un ordre ancien », a souligné la présidente du parti Front national qui y voit un signe favorable pour sa candidature à la présidentielle française de 2017. Donald Trump « a rendu possible ce qui a été présenté comme totalement impossible ». « On souhaite qu'en France aussi, le peuple puisse renverser la table autour de laquelle les élites se...

