Nous avons reçu la précision suivante de l'avocat Hassane Rifaï, suite à l'article publié dans notre numéro d'hier jeudi 10 novembre sous le titre : « Un bazar marqué d'hérésies constitutionnelles et communautaires » :
« Un gouvernement d'entente nationale fausse le jeu de tout système démocratique en annulant le rôle de l'opposition. Cette dernière se manifestera au sein même du gouvernement qui ne sera ni homogène ni solidaire. Avec les tiraillements et blocages internes, les marchandages entre les différentes factions au sein du gouvernement deviendront monnaie courante. De plus, les ministres chiites, qui représentent le cinquième des ministres, tous choisis ou cooptés par le tandem chiite Amal-Hezbollah, seront toujours prêts à mettre la pression sur tout le pouvoir exécutif en menaçant de se retirer ou de boycotter les réunions du Conseil des ministres, le privant de la fameuse "mithakia" (conformité au pacte national) dont ils détiennent au niveau chiite l'exclusivité et le monopole, ce que ni les chrétiens ni les sunnites ne peuvent faire valoir, vu le pluralisme politique qui existe au sein de chacune de ces deux communautés. C'est ainsi que le tandem chiite oblige le président de la République et le Premier Ministre à accorder le ministère des Finances aux chiites. Si cela se produit, il s'agit d'un mauvais présage pour la suite du mandat Aoun. »
Liban - Mise Au Point
Précision de Hassane Rifaï
OLJ / le 11 novembre 2016 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Tout à fait d'accord. Plus ça change et plus c'est toujours la même chose. Le "changement et la réforme", ce n'est pas pour demain.
07 h 10, le 11 novembre 2016