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Économie - Inde

Le FMI appelle à minimiser les « perturbations » de la démonétisation

De longues files d’attente se sont formées hier matin devant les banques indiennes pour échanger des billets. Sam Panthaky/AFP

Le FMI a salué hier la vaste opération de démonétisation de grosses coupures engagée en Inde pour lutter contre la fraude fiscale, tout en appelant les autorités à minimiser les « perturbations. »
Le Premier ministre indien Narendra Modi a créé la surprise en annonçant mardi que quelque 24 milliards de billets de 500 et 1 000 roupies (6,8 et 13,6 euros) n'ont plus de valeur légale et devront être échangés en justifiant de leur provenance légale, afin de « briser l'emprise de la corruption et de l'argent noir ».
« Nous soutenons les mesures pour combattre la corruption et les flux financiers illicites », a commenté le porte-parole du Fonds monétaire international, Gerry Rice, tout en appelant à agir « prudemment. » « Étant donné l'importance du rôle des paiements en cash dans les transactions quotidiennes en Inde, la transition en cours doit être gérée avec prudence pour minimiser de potentielles perturbations », a détaillé M. Rice.
De fait, cette mesure-choc, préparée dans le plus grand secret, a provoqué des turbulences à la Bourse de Bombay et a soulevé un vent de panique en Inde où 90 % des transactions se font en cash. Des centaines de millions d'Indiens se sont ainsi retrouvés avec insuffisamment d'argent liquide dans leur portefeuille pour les achats du quotidien. Après une fermeture de 24h pour préparer l'arrivée de nouveaux billets de 500 et 2 000 roupies, les banques ont finalement rouvert hier matin pour permettre aux consommateurs de déposer sur un compte ou convertir leur argent. Dès hier matin, de longues files d'attente se sont formées devant les banques indiennes pour échanger des billets. Devant les établissements, certains ont commencé à faire le pied de grue avant même l'ouverture des locaux.
« Il y a clairement une très grosse affluence de bon matin, pour d'évidentes raisons. Tout le monde veut faire des dépôts (des billets inutilisables pour les achats) et retirer des petits billets pour s'en sortir », commentait une employée de la Yes Bank sur l'avenue Janpath à New Delhi. Elle n'a pas souhaité donner son nom car n'étant pas autorisée à parler à la presse.
Partout dans le pays, la même scène s'est reproduite. Les médias montraient des images de queues impressionnantes devant les banques publiques de petites villes, qui brassent un nombre beaucoup plus important de clients. Se croyant ruinée après l'annonce de la démonétisation, une fermière a par ailleurs mis fin à ses jours dans le sud de l'Inde, ont annoncé hier les autorités.
Si les experts anticipent une chute de la consommation dans l'immédiat, ils estiment que cette mesure entraînera sur le long terme une croissance du PIB grâce à la hausse des dépôts bancaires.
(Source : AFP)

Le FMI a salué hier la vaste opération de démonétisation de grosses coupures engagée en Inde pour lutter contre la fraude fiscale, tout en appelant les autorités à minimiser les « perturbations. »Le Premier ministre indien Narendra Modi a créé la surprise en annonçant mardi que quelque 24 milliards de billets de 500 et 1 000 roupies (6,8 et 13,6 euros) n'ont plus de valeur légale et devront être échangés en justifiant de leur provenance légale, afin de « briser l'emprise de la corruption et de l'argent noir ».« Nous soutenons les mesures pour combattre la corruption et les flux financiers illicites », a commenté le porte-parole du Fonds monétaire international, Gerry Rice, tout en appelant à agir « prudemment. » « Étant donné l'importance du rôle des paiements en cash dans les transactions...
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