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Culture

« On croyait la poésie enterrée, elle revient et la jeunesse s’y intéresse »

Dominique Haenel Parrod est venue à la poésie tardivement, même si elle a toujours écrit. Elle vient de publier deux recueils.

Dominique Haenel Parrod.

Dominique Haenel Parrod est venue à la poésie tardivement, même si elle a toujours écrit. Invitée au Salon du livre francophone de Beyrouth, elle y a signé deux recueils poétiques, Un souffle m'a murmuré et Les voix de l'éternité, aux Éditions Claire Lorrain, sur le stand de la librairie Antoine.
Sourire communicatif et énergie positive, Haenel Parrod a repris goût à la vie grâce à l'écriture et, notamment, la poésie, alors que les médecins la disaient condamnée. Elle raconte son cheminement à L'Orient-Le Jour.
« Enfant, quand j'avais des peines, je me cachais dans le parc aux Gazelles – parce que j'habitais avec ma famille à Djibouti – avec un cahier et j'écrivais. J'écrivais aussi des petits poèmes pour déclarer mon amitié », confie-t-elle.
« Adolescente, je lisais Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Puis la vie m'a prise dans son tourbillon et j'ai tout abandonné. Il y a cinq ans, j'ai vécu plusieurs drames dans ma vie, un peu comme si le monde s'écroulait autour de moi et que je m'enlisais. Mais il y avait une lumière qui subsistait quelque part au fond de moi », ajoute Dominique Haenel Parrod.
Puis un jour, alors qu'elle apprend une énième mauvaise nouvelle, elle (re)prend papier et crayon et commence à écrire sans s'arrêter, « comme si j'étais un canal », raconte-t-elle. « Plus j'écrivais et plus j'étais optimiste par rapport à mon avenir, alors que les médecins me disaient que je n'avais pas d'avenir... La poésie m'a sauvée. Certes, je peignais déjà et c'était très bien, mais la poésie et l'écriture m'ont aidé à lutter contre cette sanction médicale », ajoute l'auteure.
« La poésie est un message de vie. La poésie est partout et la vie est poésie. Si vous laissez parler votre cœur et votre âme, la poésie vient de façon naturelle. Elle est vibration, cri du cœur et de l'âme. C'est un langage spontané, comme l'aquarelle pour la peinture », explique-t-elle.

Quand l'écriture se mêle à la peinture
Quand elle n'est pas occupée à écrire sa poésie dans le jardin de son domicile dans le Tarn-et-Garonne, Dominique Haenel Parrod donne des cours de peinture aux enfants, dont des adolescents en détresse, ainsi qu'à des personnes du troisième âge dans une maison de retraite. Elle prévoit de lancer, avec l'association pour laquelle elle travaille, des ateliers pour jeunes mêlant la peinture à l'écriture. Elle compte également rassembler dans un livre plusieurs poèmes écrits par ses apprentis peintres. « On croyait la poésie enterrée, elle revient et la jeunesse s'y intéresse à nouveau », affirme-t-elle.
Son escale au Salon du livre francophone de Beyrouth n'est certes pas une coïncidence. Dominique Haenel Parrod a entendu beaucoup d'histoires sur le Liban grâce à une amie d'enfance libanaise qui lui parlait souvent de son pays d'origine. Elle rend par ailleurs hommage à cette amie dans son dernier poème en date, écrit à son arrivée à Beyrouth et dédié au Liban.
La poésie a en outre amené depuis peu notre poète à la biographie. Contactée par des personnes touchées par ses poèmes et qui souhaitent raconter leurs vies, Dominique Haenel Parrod a commencé à s'intéresser à ces « vies minuscules », pour reprendre le titre du magnifique ouvrage de Pierre Michon. Elle travaille actuellement sur plusieurs biographies tout en préparant un troisième recueil poétique. Elle se consacre également depuis quelque temps à la rédaction de son premier roman. De beaux projets en perspective !

Dominique Haenel Parrod est venue à la poésie tardivement, même si elle a toujours écrit. Invitée au Salon du livre francophone de Beyrouth, elle y a signé deux recueils poétiques, Un souffle m'a murmuré et Les voix de l'éternité, aux Éditions Claire Lorrain, sur le stand de la librairie Antoine.Sourire communicatif et énergie positive, Haenel Parrod a repris goût à la vie grâce à l'écriture et, notamment, la poésie, alors que les médecins la disaient condamnée. Elle raconte son cheminement à L'Orient-Le Jour.« Enfant, quand j'avais des peines, je me cachais dans le parc aux Gazelles – parce que j'habitais avec ma famille à Djibouti – avec un cahier et j'écrivais. J'écrivais aussi des petits poèmes pour déclarer mon amitié », confie-t-elle.« Adolescente, je lisais Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Puis...
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