Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a félicité mercredi Donald Trump pour sa victoire surprise à l'élection présidentielle américaine, se disant "impatient de travailler de très près" avec lui.
"Le Canada n'a pas d'ami, de partenaire ou d'allié plus proche que les Etats-Unis", a souligné le dirigeant libéral dans un communiqué.
"Nous sommes impatients de travailler de très près avec le président élu, M. Trump, et avec son administration et le Congrès des Etats-Unis au cours des prochaines années, notamment sur les dossiers du commerce, de l'investissement ainsi que de la paix et de la sécurité internationales", a déclaré M. Trudeau.
Le magnat de l'immobilier a stupéfié le monde en déjouant les pronostics et en remportant la course à la Maison Blanche mardi soir, battant la favorite démocrate Hillary Clinton.
Premiers partenaires commerciaux de la planète, partageant la plus longue frontière du monde, le Canada et les Etats-Unis réalisent environ deux milliards de dollars d'échanges bilatéraux chaque jour via l'Accord de libre-échange d'Amérique du Nord (Alena), que M. Trump souhaite renégocier.
"Nos valeurs communes, nos liens culturels profonds ainsi que nos économies fortes et intégrées continueront de servir de bases à l'avancement de notre partenariat solide et prospère", a fait valoir le Premier ministre canadien.
M. Trudeau avait refusé ces derniers jours de donner un "avis personnel" sur sa préférence à la course à la Maison Blanche, mais avait relevé que des changements allaient inévitablement se produire avec la prochaine présidence américaine.
Dans ce contexte, avait-il souligné, "il y aura une nécessité pour le Canada de réaffirmer les positions qui sont importantes pour les Canadiens, pour nos entreprises, nos voyageurs et notre place dans le monde".
Au fil des mois, le Premier ministre canadien a été plus prudent dans ses déclarations sur sa préférence entre les candidats à la présidentielle américaine, principalement depuis que Donald Trump a obtenu l'investiture républicaine cet été.
Lors de sa visite à la Maison Blanche en mars, il avait délivré une pique à Donald Trump sans le nommer directement, en dénonçant avec force les "politiques fondées sur la peur, l'intolérance ou la rhétorique haineuse".
En septembre, Justin Trudeau avait mis en garde contre les tentations isolationnistes de certains. "L'isolement, la construction de murs ou le renfermement sur nous-mêmes ne créent ni opportunités, ni croissance ni bénéfices pour la classe moyenne", avait-il déclaré en référence aux propositions de Donald Trump de vouloir construire un mur à la frontière du Mexique ou de mettre fin à l'Alena.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine