La décision du tribunal britannique concernant la séparation de la Grande-Bretagne et de l'Union européenne (UE) fait l'objet d'un désarroi considérable. Theresa May ainsi que son gouvernement ne peuvent pas faire abstraction à l'article 50 du traité européen qui bloque le processus du Brexit.
Jeudi, trois juges de la Haute Cour ont décidé, à l'unanimité, que, puisque le Parlement a voté (en 1972) pour rejoindre l'UE, le gouvernement ne peut pas se retirer de cette union sans le consentement du Parlement.
La Première ministre Theresa May est consciente que la majorité des membres du Parlement avaient été contre le Brexit. Elle a annoncé, le mois dernier, déclencher le processus d'un retrait irréversible qui durerait deux ans à partir de fin mars, sans l'accord du Parlement.
Si la Cour suprême de la Grande-Bretagne (qui pourrait céder au gouvernement) décide de faire appel au gouvernement, le processus de sortie de l'UE pourrait se compliquer, voire être bloqué.
La décision de la Haute Cour contribue à plus de clarté démocratique et juridique. Le référendum avait été décidé par le Premier ministre David Cameron, dans l'espoir de calmer les membres pro-Brexit du parti conservateur. Or il s'est avéré que le vote a contribué, entre autres, à un rejet contre la mondialisation et l'immigration qui crée un sentiment d'enthousiasme auprès des citoyens non seulement en Grande-Bretagne, mais à travers l'Europe et les États-Unis.
La décision du tribunal de première instance souligne déjà ce que le Brexit ainsi que d'autres mouvements populistes en Europe et aux États-Unis ont démontré : les élus dans les démocraties représentatives cèdent à leur conviction quitte à ce que leur pays soit mis en péril. Il faudra attendre décembre prochain pour connaître la décision de la Haute Cour de justice et en savoir plus sur le statut du Royaume-Uni par rapport au Brexit.
Cet article est réalisé par Fidus


