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Économie - Polémique

Barroso dénonce l’antiaméricanisme de ses détracteurs

« Cette affaire montre surtout l’état d’esprit négatif de nombreuses personnes à l’égard de la finance internationale », a-t-il dit lors du « Web summit » organisé à Lisbonne. Patricia de Melo Moreira/AFP

L'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso a affirmé hier que l'indignation suscitée par son embauche par la banque Goldman Sachs était dû à l'antiaméricanisme des Européens. « Dans certaines parties de l'Europe, il y a un état d'esprit négatif envers les États-Unis, envers tout ce qui vient des États-Unis, et je pense que c'est une erreur » a-t-il déclaré.
M. Barroso, tête de l'exécutif de l'Union européenne pendant dix ans (2004 à 2014), est vilipendé de toutes parts depuis son arrivée en juillet à la banque américaine Goldman Sachs, montrée du doigt pour son rôle dans la crise des « subprimes » en 2008. « Cette affaire montre surtout l'état d'esprit négatif de nombreuses personnes à l'égard de la finance internationale, considérée comme une institution aux États-Unis », a-t-il dit lors du Web summit, une réunion annuelle des acteurs d'Internet, organisée à Lisbonne.
« Cela montre qu'il y a encore des mentalités opposées au Nouveau Monde, au monde financier, à la planète mondialisée dans laquelle nous vivons », a assuré l'ancien Premier ministre portugais, engageant les Européens à changer de mentalité s'ils voulaient rattraper les États-Unis. « Je pense que c'est une erreur. Nous avons besoin de davantage de contributions innovantes dans la finance », affirmant que les start-up aux États-Unis butaient contre moins d'obstacles. M. Barroso n'a pas manqué de rappeler qu'il avait bien attendu plus d'un an et demi avant d'accepter son poste chez Goldman et qu'il n'avait enfreint aucune règle européenne.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker va proposer d'allonger, pour le président de la Commission, de 18 mois à 3 ans la période dite de « refroidissement », durant laquelle les commissaires doivent demander une autorisation à leur ancien employeur pour rejoindre un groupe privé.

(Source : AFP)

L'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso a affirmé hier que l'indignation suscitée par son embauche par la banque Goldman Sachs était dû à l'antiaméricanisme des Européens. « Dans certaines parties de l'Europe, il y a un état d'esprit négatif envers les États-Unis, envers tout ce qui vient des États-Unis, et je pense que c'est une erreur » a-t-il déclaré.M. Barroso, tête de l'exécutif de l'Union européenne pendant dix ans (2004 à 2014), est vilipendé de toutes parts depuis son arrivée en juillet à la banque américaine Goldman Sachs, montrée du doigt pour son rôle dans la crise des « subprimes » en 2008. « Cette affaire montre surtout l'état d'esprit négatif de nombreuses personnes à l'égard de la finance internationale, considérée comme une institution aux...
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