« Il est impossible d’être précis sur la taille des mesures éventuelles » sur cette question, a expliqué Jeroen Dijsselbloem, président de l’ Eurogroupe. Emmanuel Dunand/AFP
Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a affirmé hier qu'il était « trop tôt » pour définir d'éventuelles mesures supplémentaires d'allègement de la dette grecque, condition pour que le Fonds monétaire international participe au plan d'aide à Athènes.
« Il est impossible d'être précis sur la taille des mesures éventuelles » sur cette question, a expliqué M. Dijsselbloem à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, renvoyant à une discussion avec le FMI lors du prochain Eurogroupe, le 5 décembre.
Le FMI a de nouveau pressé, fin septembre, les Européens à consentir un « allègement supplémentaire de la dette » publique grecque, afin qu'il accepte de participer financièrement au nouveau programme de prêts de 86 milliards d'euros (96 milliards de dollars), accordé par la zone euro en juillet 2015.
Il est « complètement insensé » de spéculer sur ces mesures, lui a répondu hier le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble.
« Tout sera décidé après la fin du programme, en 2018 (...), à la lumière de l'évolution économique d'alors », a-t-il dit.
« Nous savons tous, et la Grèce en premier, que ces mesures ne seront pas mises en œuvre au début de l'année prochaine », a pour sa part affirmé le ministre français des Finances, Michel Sapin. Mais « ma conviction, et elle est partagée par le ministre allemand, c'est que le FMI sera là », a-t-il cependant ajouté.
La dette publique grecque frôle 180 % du PIB, en dépit de trois plans successifs de soutien financier du pays par l'UE et le FMI depuis 2010.
Le FMI et la zone euro sont englués depuis plusieurs mois dans un différend sur la manière d'extraire la Grèce de six ans de crise financière, économique et sociale, le premier plaidant pour un relâchement de l'austérité et un coup de pouce rapide et décisif sur la dette, la deuxième campant sur son orthodoxie budgétaire et renvoyant un règlement de fond sur la dette à après les élections allemandes de fin 2017.
(Source : AFP)


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