Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Hong Kong pour dénoncer l'ingérence de Pékin dans la crise qui secoue le Parlement de l'ex-colonie britannique sur l'investiture de deux députés hostiles à la Chine.
Le Conseil législatif (LegCo) de Hong Kong est depuis trois semaines le théâtre de scènes de chaos dues au rejet de la prestation de serment des deux indépendantistes, au motif qu'ils s'étaient drapés dans une bannière proclamant que "Hong Kong n'est pas la Chine".
Yau Wai-ching et Baggio Leung avaient également refusé de prononcer correctement le mot Chine, et utilisé des termes péjoratifs. Le gouvernement a déposé contre eux un recours pour demander à la Haute cour de les disqualifier.
L'exécutif a annoncé vendredi que la Chine avait informé les autorités hongkongaises que l'Assemblée nationale populaire chinoise allait à son tour se pencher sur le serment que les élus hongkongais doivent prononcer. Le Comité permanent de l'Assemblée doit rendre lundi son interprétation de la Loi fondamentale, la mini-constitution de Hong Kong.
Ce ne serait que la cinquième fois depuis la rétrocession en 1997 que la Chine procède à une interprétation du texte qui avait été négocié dans les années 1980 entre Londres et Pékin. Ce pouvoir d'interprétation est prévu dans la Loi fondamentale.
L'Assemblée populaire entend discuter d'une loi qui obligerait les membres du LegCo à mentionner dans leur serment que Hong Kong est une "région administrative spéciale de la République populaire de Chine".
Dimanche, des milliers de manifestants ont manifesté en direction du bâtiment de la Haute cour, tandis qu'un plus petit groupe défilait en direction du bureau de liaison chinois.
"Hong Kong a son propre système légal et ne doit pas être contrôlé par les autorités chinoises", a déclaré à l'AFP un manifestant, Alex Wong.
"Nous devons dire au gouvernement notre mécontentement", a ajouté cet employé de bureau de 35 ans.
Hong Kong jouit d'une semi-autonomie, en vertu du principe "Un pays, deux systèmes" qui avait présidé à sa rétrocession en 1997 à Pékin. Mais de nombreux Hongkongais pensent qu'un durcissement de la mainmise chinoise est à l'oeuvre.
Les législatives de septembre ont débouché sur l'élection d'une poignée de candidats demandant une plus grande autonomie vis-à-vis de la Chine, deux ans après les grandes manifestations prodémocratie de l'automne 2014.
Le Conseil législatif (LegCo) de Hong Kong est depuis trois semaines le théâtre de scènes de chaos dues au rejet de la prestation de serment des deux indépendantistes, au motif qu'ils s'étaient drapés dans une bannière proclamant que "Hong Kong n'est pas la Chine".Yau Wai-ching et Baggio Leung avaient également refusé de prononcer correctement le mot Chine, et utilisé des termes péjoratifs. Le gouvernement a déposé contre eux un recours pour demander à la Haute cour de les disqualifier.
L'exécutif a annoncé vendredi que la Chine avait informé les autorités hongkongaises que l'Assemblée...


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