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Dernières Infos - Liban

Aoun à ses partisans : Notre accession à la présidence de la République n’est pas une fin en soi

Le président de la République libanaise, Michel Aoun, s'adressant dimanche à une foule de partisans rassemblés dans la cour extérieure du palais de Baabda, a affirmé que son accession à la magistrature suprême n'était "pas une fin en soi", promettant l'édification d'une nation "forte".

"Grand peuple du Liban, vous êtes véritablement grands, et vous l'êtes davantage aujourd'hui", a lancé le fondateur du Courant patriotique libre, faisant le "V" de la victoire, devant des milliers de partisans venus le féliciter pour son élection à la présidence de la République lundi dernier.

"Dans cette cour, nous nous sommes retrouvés (par le passé) dans des circonstances difficiles. Nous étions fiers, malgré la douleur causée par la perte de nombreux martyrs. Jusqu'aujourd'hui, certains de nos frères dans l'armée libanaise sont toujours portés disparus. Nous devons leur rendre hommage et consoler leurs proches", a insisté le chef de l'Etat, en référence aux militaires libanais tués ou portés disparus dans le cadre des combats qui les ont opposés à l'armée syrienne en octobre 1990.

"Nous commémorons nos martyrs, mais la vie continue et nous devons bâtir l'avenir. Vous êtes restés dans cette cour deux ans sans jamais la quitter malgré les circonstances difficiles. Lorsque j'ai été nommé Premier ministre (par intérim), il y avait plusieurs Liban. Mais nous n'avons pas combattu les Libanais et notre objectif n'était pas l'accession au pouvoir. Nous voulions la liberté et l'indépendance du Liban", a lancé l'ex-commandant en chef de l'institution militaire. "Nous avions perdu la bataille à l'époque en raison d'un grand complot international. Mais nous n'avons pas été écrasés. Nous avons quitté le Liban mais nos activités n'ont pas cessé", a-t-il dit, en référence à ses quinze années d'exil en France.

"Aujourd'hui, nous commençons une nouvelle étape : celle de la construction de la nation. Notre accession à la présidence de la République n'est pas une fin en soi. Notre objectif, c'est l'édification d'une nation forte, à travers son unité nationale que nous allons renforcer. Une nation forte requiert un Etat fort qui la dirige, une Constitution respectée par tous les politiciens. Personne ne violera la Constitution dorénavant", a martelé Michel Aoun.

Citant l'homme politique libanais Michel Chiha, le président Aoun a rappelé que "+ceux qui tentent de dominer une communauté quelconque tentent d'éliminer le Liban+, car le pays a été fondé sur l'union nationale".

Devant lui, la foule de partisans scandait : "Dieu, le Liban, et Aoun seulement".

Dans un message à la communauté internationale, le chef de l'Etat libanais a affirmé: "Notre indépendance n'est pas une forme d'hostilité envers les puissances étrangères".

Et de conclure, sous les applaudissements : "La corruption sera éradiquée, l'environnement redeviendra sain. Longue vie à vous et au Liban!"

 

 

 

Le président de la République libanaise, Michel Aoun, s'adressant dimanche à une foule de partisans rassemblés dans la cour extérieure du palais de Baabda, a affirmé que son accession à la magistrature suprême n'était "pas une fin en soi", promettant l'édification d'une nation "forte".
"Grand peuple du Liban, vous êtes véritablement grands, et vous l'êtes davantage aujourd'hui", a lancé le fondateur du Courant patriotique libre, faisant le "V" de la victoire, devant des milliers de partisans venus le féliciter pour son élection à la présidence de la République lundi dernier.
"Dans cette cour, nous nous sommes retrouvés (par le passé) dans des circonstances difficiles. Nous étions fiers, malgré la douleur causée par la perte de nombreux martyrs. Jusqu'aujourd'hui, certains de nos frères dans l'armée libanaise...