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Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu critique la Turquie

Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu s'est ému vendredi de l'arrestation en Turquie de députés d'un parti pro-kurde, jugeant inadmissible la vague de répression qui frappe le pays.

La Turquie vit sous le régime de l'état d'urgence depuis la tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet dernier. Plus de 110.000 fonctionnaires, policiers, soldats, juges, journalistes et autres ont été arrêtés ou suspendus.

Ils sont soupçonnés de liens avec le réseau de Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis qu'Ankara présente comme l'instigateur du putsch avorté, ce que ce dernier dément.

Vendredi, douze parlementaires du Parti démocratique des peuples (HDP), dont ses deux co-présidents, ont été arrêtés, ce qui a suscité l'inquiétude de l'Union européenne, de la France et de l'Allemagne. ]

A Genève, la porte-parole du Conseil des droits de l'homme de l'Onu, Ravina Shamdasani, a critiqué les mesures prises par les autorités turques ces trois derniers mois.

"Il faut faire jouer la présomption d'innocence avant de suspendre quelqu'un de son poste, avant une arrestation, il faut faire cela dans les règles, a-t-elle dit.

"Au vu du nombre de personnes impliquées, nous craignons que ce ne soit pas le cas', a-t-elle ajouté.

Les Nations unies, a poursuivi la porte-parole, s'inquiètent de voir que les autorités turques utilisent l'état d'urgence pour prendre des mesures "qui vont au-delà de ce qui est admissible".

Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu s'est ému vendredi de l'arrestation en Turquie de députés d'un parti pro-kurde, jugeant inadmissible la vague de répression qui frappe le pays.
La Turquie vit sous le régime de l'état d'urgence depuis la tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet dernier. Plus de 110.000 fonctionnaires, policiers, soldats, juges, journalistes et autres ont été arrêtés ou suspendus.
Ils sont soupçonnés de liens avec le réseau de Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis qu'Ankara présente comme l'instigateur du putsch avorté, ce que ce dernier dément.
Vendredi, douze parlementaires du Parti démocratique des peuples (HDP), dont ses deux co-présidents, ont été arrêtés, ce qui a suscité l'inquiétude de l'Union européenne, de la France et de l'Allemagne. ]
A Genève, la...