Dans « un monde préoccupé par ce qu'on appelle de nos jours le conflit des civilisations, ou dans un esprit plus positif le dialogue des civilisations », qui « découvre de plus en plus la nécessité d'aller vers l'autre, de comprendre l'autre », Nathalie Rouphaël, professeure de langue et formatrice à l'UL, souhaite « apporter des éclaircissements supplémentaires sur un sujet qui a attiré beaucoup de chercheurs » et qui continue d'intéresser de nombreux académiciens, historiens de l'art et autres spécialistes de par le monde.
Son étude, réalisée dans le cadre d'un master en littérature et civilisation achevé à la faculté des sciences humaines de l'UL en 2008, vise à explorer en profondeur la fascination exercée par l'Orient sur les artistes français du XIXe siècle. Pour atteindre son objectif, la professeure de langue s'est penchée sur « deux domaines qui s'interpénètrent : l'art et la littérature », et a examiné « des textes-clés et des tableaux majeurs de grands maîtres » du XIXe siècle en France. Publiée sous le titre L'Orientalisme au XIXe siècle : de la fiction vers la réalité, l'étude de Nathalie Rouphaël se propose d'explorer et de faire découvrir « l'Orient littéraire symbole d'évasion et d'exotisme » de Victor Hugo, une vision de l'Orient « qui s'oriente vers un réalisme brutal » à travers les œuvres d'Antoine-Jean Gros et « l'Orient véritable », tel qu'il est « vu de près, vécu, décrit et peint » par Eugène Delacroix.
L'auteure signera son ouvrage dans le cadre du Salon du livre de Beyrouth, le samedi 12 novembre à 18h, au stand de la librairie Sored.
R.A.D.


