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GB: l'Eglise catholique s'excuse pour des adoptions forcées de 1945 à 1976

Le chef de l'Eglise catholique en Angleterre a présenté ses excuses pour la douleur causée à des centaines de milliers de filles-mères contraintes d'abandonner leur bébé à l'adoption entre 1945 et 1976.

Le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a affirmé, dans un documentaire de la chaîne ITV baptisé "le scandale des adoptions en Grande-Bretagne" et qui doit être diffusé le 9 novembre, que les pratiques des agences d'adoptions qui agissaient au nom de l'Eglise catholique avaient "manqué de compassion et de sensibilité". "L'Eglise catholique comprend et reconnait la souffrance causée par le fait d'abandonner un enfant via l'adoption", a-t-il dit.
"Les pratiques de toutes les agences d'adoption reflétaient les valeurs sociales de l'époque et manquaient parfois de compassion et de sensibilité", a-t-il indiqué, ajoutant "présenter ses excuses pour la douleur causée par les agences agissant au nom de l'Eglise catholique".

L'avocate Carolynn Gallwey, qui appelle la ministre de l'Intérieur Amber Rudd à lancer une enquête publique, a expliqué dans le documentaire qu'on avait "dit à ces femmes de ne pas parler de ce qui leur était arrivé. Mais maintenant, elles ont le droit de voir ce qui leur est arrivé être reconnu, et la seule façon de le faire passe par une enquête publique".

Entre 1945 et 1976, un demi-million d'adoptions ont eu lieu et concernaient majoritairement des enfants nés de jeunes mères célibataires qui étaient prises en charge par des organisations religieuses liées à l'Eglise catholique, l'Eglise anglicane ou l'armée du Salut. En 1976, un changement dans la loi a donné aux autorités locales la responsabilité de gérer les adoptions en Grande-Bretagne.

En juin 2014, l'Irlande voisine a lancé une enquête nationale sur les foyers catholiques qui hébergeaient les filles-mères, après des informations sur l'inhumation anonyme et nébuleuse de 800 enfants dans l'un de ces établissements, le foyer St Mary de Tuam, entre 1925 et 1961.

Devant le parlement, le Premier ministre Enda Kenny avait alors qualifié "d'abomination" la façon dont étaient traitées à l'époque les milliers de jeunes femmes tombées enceintes hors mariage.
L'enquête doit notamment se pencher sur les adoptions dans ces foyers catholiques, alors que nombre d'entre elles ont eu lieu contre la volonté des jeunes mères comme le montrait "Philomena", le film de Stephen Frears tiré d'une histoire vraie.

Le chef de l'Eglise catholique en Angleterre a présenté ses excuses pour la douleur causée à des centaines de milliers de filles-mères contraintes d'abandonner leur bébé à l'adoption entre 1945 et 1976.
Le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a affirmé, dans un documentaire de la chaîne ITV baptisé "le scandale des adoptions en Grande-Bretagne" et qui doit être diffusé le 9 novembre, que les pratiques des agences d'adoptions qui agissaient au nom de l'Eglise catholique avaient "manqué de compassion et de sensibilité". "L'Eglise catholique comprend et reconnait la souffrance causée par le fait d'abandonner un enfant via l'adoption", a-t-il dit."Les pratiques de toutes les agences d'adoption reflétaient les valeurs sociales de l'époque et manquaient parfois de compassion et de sensibilité", a-t-il...