Le "Parlement" hongkongais a été le théâtre de nouveaux incidents où deux élus favorables à un divorce avec la Chine et sous le coup d'une procédure judiciaire ont été empêchés de prêter serment.
Le Conseil législatif (LegCo) de l'ex-colonie britannique est depuis trois semaines le théâtre de scènes de chaos dues au rejet de la prestation de serment des deux indépendantistes mi-octobre au motif qu'ils s'étaient drapés dans une bannière proclamant que "Hong Kong n'est pas la Chine".
Yau Wai-ching et Baggio Leung avaient également refusé de prononcer correctement le mot Chine.
Mercredi, les deux élus ont chacun leur tour forcé l'entrée du Conseil, où ils n'ont pas le droit de rentrer tant que n'a pas été examiné un recours judiciaire introduit contre eux par l'exécutif hongkongais.
Mme Yau a couru vers une table au centre du LegCo, lisant son serment au moyen de son propre microphone. Plusieurs membres du service de sécurité l'ont promptement entouré avant de la forcer à sortir de l'enceinte.
Baggio Leung a également tenté de faire sa prestation de serment, protégé par plusieurs élus pro-démocratie. La séance a été suspendue.
"Ils ne sont pas habilités à prononcer leur serment", criaient des députés favorables à Pékin tandis que des élus opposés à la Chine exigeaient qu'on laisse les deux s'exprimer.
"Ma mission aujourd'hui était de prêter serment. Je l'ai fait", a affirmé Mme Yau aux journalistes.
Hong Kong jouit d'une semi-autonomie, en vertu du principe "Un pays, deux systèmes", qui avait présidé à sa rétrocession à Pékin en 1997. Mais de nombreux Hongkongais pensent qu'un durcissement de la mainmise chinoise est à l’œuvre.
Les législatives de septembre ont débouché sur l'élection d'une poignée de candidats demandant une plus grande autonomie vis-à-vis de la Chine, deux ans après les grandes manifestations prodémocratie de l'automne 2014.
La justice hongkongaise commencera jeudi à examiner le recours de l'exécutif contre les deux élus, un processus qui pourrait durer des mois.
Des médias hongkongais rapportaient mercredi que l'organe législatif chinois allait rendre sa propre interprétation de la Loi fondamentale hongkongaise pour tenter d'empêcher les deux élus de siéger.
Mercredi, trois agents de sécurité ont par la suite été hospitalisés après avoir été blessés dans une bousculade quand les deux députés ont tenté de forcer leur chemin dans une petite salle où les membres du LegCo tentaient de reprendre leur séance.
Yau Wai-ching et Baggio Leung avaient également refusé de prononcer correctement le mot Chine.Mercredi, les deux élus ont chacun leur tour forcé l'entrée du Conseil, où ils n'ont pas le droit de rentrer tant que n'a pas été examiné un recours judiciaire introduit contre eux par l'exécutif hongkongais.Mme Yau a couru vers une...


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