Le géant japonais SoftBank Group avait annoncé la création d’un fonds visant une enveloppe globale de quelque 100 milliards de dollars. Toru Hanai/Reuters
L'accord récemment conclu entre un fonds d'investissement saoudien et le groupe japonais SoftBank témoigne des « pas audacieux » franchis par le royaume pour diversifier son économie, a indiqué hier le ministre saoudien de l'Énergie.
Lors d'une conférence internationale à Riyad, le ministre Khaled al-Faleh a ajouté que l'accord portant sur un projet dédié aux nouvelles technologies était « une indication de cette détermination et des pas audacieux » franchis pour restructurer l'économie du premier exportateur mondial de pétrole.
Face à l'effondrement des cours du brut qui ont baissé de moitié depuis 2014, le royaume saoudien a accéléré ses efforts pour réduire sa dépendance du pétrole, dont il tire encore l'essentiel de ses revenus.
Le 14 octobre, le géant japonais des télécommunications SoftBank Group avait annoncé la création d'un fonds visant une enveloppe globale de quelque 100 milliards de dollars, avec l'aide de partenaires dont le fonds souverain saoudien, Public Investment Fund.
L'ambitieux plan saoudien Vision 2030 révélé en avril est une « réponse proactive » pour édifier une économie diversifiée, menée par le secteur privé et ouverte aux investisseurs étrangers, ce qui offrirait d'autres sources de revenus, a indiqué M. Faleh. Ce plan prévoit la cession de 5 % du géant pétrolier Saudi Aramco en vue de créer le plus grand fonds d'investissement au monde.
Le royaume, qui a prévu un déficit budgétaire de 87 milliards de dollars cette année, a été contraint d'adopter une politique d'austérité, dont une réduction des subventions sur les services publics et le gel de grands projets. En octobre, Riyad a levé 17,5 milliards de dollars lors de sa première émission d'obligations internationales.
(Source : AFP)

