Le patriarche Raï accueillant Michel Aoun, quelques jours avant l’élection du 31 octobre. Photo d’archives/Émile Eid
Le patriarche maronite, Béchara Raï, a souhaité « plein de succès » dans sa tâche au président élu, et souhaité qu'il prenne comme devise de son mandat la parole de saint Paul affirmant : « Oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l'avant. »
C'est l'ensemble du peuple libanais, « résident et émigré », qui se réjouit de l'élection, a souligné le patriarche maronite, qui a souhaité que le ciel facilite la tâche du président Aoun pour « le rassemblement (des forces politiques) et le redressement de l'État et des institutions du Liban (...) sur les bases du pacte et de la Constitution ».
Et le patriarche de souhaiter encore que le nouveau président réussisse à diriger le Liban « en ces temps difficiles » qu'il traverse, et « nous fasse oublier les souffrances de la vacance présidentielle ».
Le patriarche n'a pas oublié de formuler le vœu de voir le processus de nomination d'un Premier ministre et de formation d'un nouveau gouvernement « se faire sans encombre » et de voir nommer des ministres « compétents ».
De leur côté, les patriarches grec-orthodoxe et grec-catholique Jean X et Grégoire III ont salué l'élection présidentielle et félicité le nouveau président.
Grégoire III l'a fait en son nom propre et au nom de toutes les Églises catholiques en Syrie, alors qu'il se trouve en route pour la Suède, où se tient une rencontre œcuménique historique entre l'Église catholique et l'Église luthérienne.
C'est un programme tout fait que les papes Jean-Paul II et Benoît XVI ont désigné pour le Liban, quand ils l'ont décrit comme un « pays-message » et un « modèle de vivre-ensemble », a souligné le patriarche grec-catholique,
Ces propos sont « le programme de votre sexennat, un gage déposé dans vos mains et votre cœur », a-t-il commenté, en sollicitant que « les grâces du Sauveur et la maternelle sollicitude de sa Mère, Notre-Dame du Liban », accompagnent et protègent le nouveau président.


" Oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l'avant." Une citation tout fait pertinente. Car "le chemin parcouru", il vaut mieux, en effet, l'oublier! On pourrait aussi citer: "Tous ces crimes d'Etat qu'on fait pour la couronne, Le ciel nous en absout alors qu'il nous la donne"
07 h 36, le 02 novembre 2016