L'euro est tombé à son plus bas niveau par rapport au dollar depuis mars dernier.
À Wall Street, les stocks ont perdu de la valeur à cause du renforcement de l'indice du dollar, qui mesure la monnaie de réserve contre un panier de devises. Les investisseurs craignent qu'un dollar plus ferme puisse avoir un impact négatif sur les performances des sociétés américaines. De plus, le renforcement de la monnaie américaine pourrait indiquer une augmentation du taux d'intérêt par la Réserve fédérale (Fed) en décembre alors que la Banque centrale européenne maintient sa politique d'expansion monétaire. Comme prévu, la Banque centrale européenne a gardé les taux d'intérêt inchangés et a annoncé un programme d'assouplissement quantitatif.
M. Draghi n'ayant pas envisagé de « rétrécissant » au niveau des achats d'actifs, l'euro continue de régresser face au dollar. Des analystes prévoient que M. Draghi annoncera en décembre une prolongation de six mois du programme de « quantitave easing » à partir de mars.
De son côté, la livre sterling a subi une baisse probablement en raison des précautions prises par la Banque d'Angleterre (BoE) en cas de « hard Brexit ». Les stocks américains sont affectés par le renforcement du billet vert alors que les stocks des compagnies européennes exportatrices de biens aux États-Unis prennent de la valeur en raison d'un euro faible et d'un dollar renforcé. Certains analystes estiment que la monnaie américaine prendra encore plus de valeur après l'élection présidentielle aux États-Unis. En effet, le « risque Trump » fera baisser la volatilité sur les marches. En revanche, si le magnat de l'immobilier est élu à la tête de la présidence américaine, le dollar devrait se déprécier, car on assistera au même scénario qui s'est produit en 2000 lorsque George W. Bush a gagné les élections face à son adversaire Al Gore.
Cet article est réalisé par Fidus


