Plusieurs militants des droits de l'Homme russes connus pour leur défense des droits des prisonniers ont annoncé mercredi avoir été exclus des commissions de surveillance dans les prisons russes.
"Les défenseurs des droits de l'Homme les plus actifs et les plus professionnels se sont vus exclure des commissions de surveillance", a déclaré à l'AFP Anna Karetnikova, coordinatrice de l'Union de solidarité avec les prisonniers politiques, en qualifiant cette situation de "honteuse".
Les commissions de surveillance sont élues tous les trois ans par la Chambre civile russe, organe consultatif qui regroupe des représentants de la société civile en Russie.
Vendredi, elle a dévoilé la composition de nouvelles commissions de surveillance dans 42 régions russes.
Deux journalistes connues pour leur nombreux reportages sur la situation dans les prisons en Russie, Zoïa Svetova et Elena Massiouk, dont le mandat n'a pas été renouvelé, "ont demandé l'annulation de ces élections", a indiqué Anna Karetnikova.
"Le mandat de 50% à 80% des membres les plus actifs du mouvement de défense des droits de l'Homme n'a pas été renouvelé", selon les régions, a précisé à l'AFP Andreï Babouchkine, membre du Conseil consultatif pour les droits de l'Homme auprès du Kremlin.
"Les prisonniers n'auront plus personne à qui se plaindre, le taux de mortalité et de suicides dans les prisons va augmenter et les cas de corruption vont se multiplier", estime M. Babouchkine, dont le mandat n'a pas été renouvelé, tout comme celui de Mme Karetnikova.
A la place de ces militants qui ont dénoncé régulièrement des cas de torture, de corruption et d'arbitraire dans les lieux de détention, ont été nommées plusieurs personnes proches des autorités, notamment Dmitri Komnov, ancien directeur de la prison moscovite de Boutyrka où est mort en 2009 l'avocat Sergueï Magnitski dans des circonstances dénoncées par les Occidentaux.
Le secrétaire de la Chambre civile russe, Alexandre Bretchalov, a affirmé au quotidien Kommersant que beaucoup de défenseurs des droits de l'Homme avaient présenté leur candidature trop tard et promis d'organiser des élections complémentaires en janvier.
Les ONG internationales soulignent que, malgré certains progrès, tortures et mauvais traitements sont toujours pratiqués dans les prisons et camps en Russie.
"Les défenseurs des droits de l'Homme les plus actifs et les plus professionnels se sont vus exclure des commissions de surveillance", a déclaré à l'AFP Anna Karetnikova, coordinatrice de l'Union de solidarité avec les prisonniers politiques, en qualifiant cette situation de "honteuse".
Les commissions de surveillance sont élues tous les trois ans par la Chambre civile russe, organe consultatif qui regroupe des représentants de la société civile en Russie.
Vendredi, elle a dévoilé la composition de nouvelles commissions de surveillance dans 42 régions russes.Deux journalistes connues pour leur nombreux reportages sur la...


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