La protection que doit l'Otan à ses 28 pays membres est "inconditionnelle" et ne peut être liée au niveau de leur contribution financière à l'Alliance, a déclaré mardi son secrétaire général Jens Stoltenberg, en référence à des critiques de Donald Trump.
En juillet, le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine avait laissé entendre que l'engagement militaire des Etats-Unis au côté de ses alliés européens, pour répondre à une éventuelle agression russe contre ses voisins, dépendrait des moyens mis au pot commun par les Européens. Il s'agirait au préalable de vérifier si ces derniers "ont bien respecté leurs obligations" à l'égard des Etats-Unis, avait dit Donald Trump dans un entretien au New York Times.
Interrogé en conférence de presse sur les prises de position de M. Trump, Jens Stoltenberg a d'abord affirmé qu'il ne voulait "pas prendre parti" dans la campagne électorale américaine, à deux semaines du scrutin du 8 novembre. Avant d'ajouter: "Le message très clair de l'Otan depuis des années (de dire) que les alliés européens devraient augmenter leurs dépenses" a été entendu.
"C'est le résultat de la décision, non pas des Etats-Unis, mais de 28 pays membres, prise en 2014. Les dépenses ont augmenté en 2015 et devraient augmenter encore en 2016", a poursuivi le chef de l'Alliance atlantique. "Les garanties (de protection de l'Otan à ses membres) ne sont pas conditionnées, elles sont inconditionnelles", a-t-il souligné. "L'Otan protège tous ses membres contre la moindre menace. Nous ne disons pas que si 'vous ne payez pas, on ne vous protège pas'", a insisté l'ancien Premier ministre norvégien.
M. Stoltenberg s'exprimait au siège de l'Otan à Bruxelles à la veille d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance.
Lors d'une visite début octobre à Bruxelles, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait déjà rappelé le principe de solidarité de "l'article 5" du traité de l'Otan, afin de rassurer ses alliés européens, en particulier les Polonais et les Baltes. "Aux Etats-Unis, nous n'oublierons jamais que l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord a été déclenché pour la première fois après le 11-Septembre (2001). Et je peux vous assurer (...) que les Etats-Unis ne se déroberont jamais devant leurs propres obligations de l'article 5 si un membre de l'Otan devait être attaqué", avait promis M. Kerry.
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Stoltenberg à Trump : la protection due par l'Otan à ses membres est "inconditionnelle"
AFP / le 25 octobre 2016 à 15h35


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