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Valls veut redonner "envie d'Allemagne" à la jeunesse française

Manuel Valls veut "redonner envie d'Allemagne" à la jeunesse française et "envie de France" à la jeunesse allemande, a dit le Premier ministre français jeudi au grand Salon du Livre de Francfort dont la France est l'invitée d'honneur.

"Je crois qu'il faut redonner envie de France à la jeunesse allemande... et envie d'Allemagne à la jeunesse française. Car la force des liens qui unissent nos nations vient de là, de cet intérêt mutuel, de cette conscience d'un patrimoine partagé, d'une culture commune et d'une création qui nous rapprochent", a dit M. Valls dans un discours devant un public précisément assez clairsemé.
"Et si nous n'y prenons pas garde, nos jeunesses, nos peuples peuvent s'éloigner" avec des "relations économiques qui ne suffiront pas" sans ce travail culturel, a-t-il averti.

Pour le Premier ministre français, 54 ans, sa génération "a grandi avec, des deux côtés du Rhin, cette admiration, cette curiosité pour nos langues, nos penseurs, nos écrivains, nos cultures respectives. Il fallait réparer les blessures du passé, dépasser, par la connaissance de l'autre, les vieux relents qui nous avaient propulsés vers l'abîme".
"Bien sûr le couple franco-allemand fonctionne (...) mais nous voyons bien que les choses ont changé, notamment pour nos jeunes générations", a-t-il déploré, alors que l'apprentissage de l'allemand et du français s'érode des deux côtés du Rhin.

"La guerre qui a divisé notre continent, opposé nos nations, semble dans leurs esprits bien lointaine... Et la construction européenne, la connaissance du voisin, la découverte des littératures d'Europe leur paraissent trop souvent secondaires, quand elles ne leur sont pas, tout simplement, +inutiles+", a-t-il jugé, soulignant le "rôle à jouer" des politiques et des acteurs culturels.
"Mon allemand est tout de même moins bon que celui de mon prédécesseur (Jean-Marc Ayrault, ex-professeur d'allemand)", a-t-il toutefois plaisanté, en butant sur la prononciation de quelques mots en allemand.

Manuel Valls a aussi défendu la place d'invitée d'honneur de la France au premier salon mondial du livre, une première depuis 1989, qui avait peiné à aboutir du fait d'un coût de plusieurs millions d'euros.
"Ce qui est sûr, c'est que ne pas investir dans la culture, c'est, à long terme, nous appauvrir, nous assécher. La culture est un besoin vital pour les peuples, pour les individus", a-t-il plaidé.
"Tant qu'il y aura des livres, des femmes et des hommes pour les écrire, l'Europe aura un chemin", a-t-il lancé, en concluant son discours par un "vive l'Europe".

Manuel Valls veut "redonner envie d'Allemagne" à la jeunesse française et "envie de France" à la jeunesse allemande, a dit le Premier ministre français jeudi au grand Salon du Livre de Francfort dont la France est l'invitée d'honneur.
"Je crois qu'il faut redonner envie de France à la jeunesse allemande... et envie d'Allemagne à la jeunesse française. Car la force des liens qui unissent nos nations vient de là, de cet intérêt mutuel, de cette conscience d'un patrimoine partagé, d'une culture commune et d'une création qui nous rapprochent", a dit M. Valls dans un discours devant un public précisément assez clairsemé."Et si nous n'y prenons pas garde, nos jeunesses, nos peuples peuvent s'éloigner" avec des "relations économiques qui ne suffiront pas" sans ce travail culturel, a-t-il averti.
Pour le Premier ministre...