« Nous allons lancer le premier appel d’offres d’ici à deux mois pour le champ d’Azadegan-Sud », a déclaré hier Gholamreza Manouchehri, vice-président de la Snip. Vahid Salemi/AFP
L'Iran va lancer d'ici à « deux mois » son premier appel d'offres pour le développement de ses projets dans le secteur du pétrole et du gaz, a déclaré hier Gholamreza Manouchehri, vice-président de la Société nationale iranienne du pétrole (Snip).
« Nous allons lancer le premier appel d'offres d'ici à deux mois pour le champ d'Azadegan-Sud », a déclaré M. Manouchehri, lors d'une conférence de presse à Téhéran. « La valeur du projet sera de 10 milliards de dollars pour une production finale de 600 000 barils de pétrole par jour. » « Azadegan sera le plus important champ parmi les premiers appels d'offres (...) Nous espérons que trois consortiums y participeront » avec « une véritable compétition », a-t-il précisé.
La compagnie française Total et d'autres sociétés, en particulier japonaises, sont intéressées par l'exploitation et le développement d'Azadegan-Sud situé dans le sud-ouest de l'Iran, près de la frontière irakienne.
Début 2014, le ministère iranien du Pétrole avait annulé un contrat de 2,5 milliards de dollars avec la société chinoise CNPC, pour non-respect de ses engagements dans le développement du projet d'Azadegan-Sud. Le contrat avait été signé en 2009.
Nouveau modèle de contrat
L'annonce du lancement des premiers appels d'offres intervient alors que l'Iran a récemment finalisé son nouveau modèle de contrat IPC (Iran Petroleum Contracts) après un long processus et plusieurs révisions. Le lancement de ces contrats IPC avait été repoussé plusieurs fois, en raison de l'opposition des rivaux du président iranien Hassan Rohani à tout contrat remettant en cause le système de rachat de production, qui empêchait les entreprises étrangères de détenir une participation dans les compagnies iraniennes.
Suite au lancement des nouveaux contrats, l'Iran a appelé cette semaine les compagnies étrangères à remplir des formulaires pour pouvoir participer aux appels d'offres.
« Pour les grands projets, des compagnies étrangères seront opératrices et devront choisir des partenaires iraniens, et pour les petits et moyens projets, des sociétés iraniennes pourront être directement opératrices », a expliqué M. Manouchehri. « Pour les projets ayant besoin d'un investissement plus lourd, nous choisirons de préférence un consortium étranger avec des partenaires iraniens », a précisé M. Manouchehri. Il a indiqué que la participation des sociétés iraniennes sera au maximum de 49 % pour les grands projets.
L'Iran a déjà signé des protocoles d'accord avec dix compagnies étrangères et est en négociation avec seize autres. Les grandes compagnies européennes (Total, Shell, BP, Statoil, Eni) négocient avec l'Iran, mais aussi des sociétés russes, chinoises, malaisiennes, japonaises et sud-coréennes.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine