François Hollande a promis mercredi de "tout faire" avec la chancelière allemande Angela Merkel pour "prolonger" la trêve dans les bombardements sur Alep, en Syrie, à l'occasion de leur rencontre avec le président russe Vladimir Poutine prévue dans la soirée à Berlin.
"Je ferai tout avec la chancelière Merkel (...) pour que cette trêve puisse être prolongée", a-t-il déclaré à l'Elysée après avoir reçu une délégation de Casques blancs d'Alep et avant de se rendre à Berlin où il doit retrouver les dirigeants allemand et russe pour une réunion essentiellement consacrée à l'Ukraine mais qui doit porter aussi sur la crise syrienne.
"La France fera tout ce qu'elle peut exercer comme pressions, notamment sur les soutiens au régime, je pense aux Russes, pour que la trêve puisse être prolongée, que l'acheminement de l'aide humanitaire puisse se réaliser et pour qu'il y ait une issue politique" au conflit, a-t-il insisté au côté de Rahed Salah, président des secouristes syriens Casques blancs.
"Ce qui se passe à Alep et plus largement en Syrie, en raison des bombardements incessants du régime et de ses soutiens, est inacceptable, intolérable, insupportable", a-t-il dénoncé, affirmant sa volonté d'"alerter une fois encore, au-delà même de la France et de l'Europe, la communauté internationale".
La trêve à Alep, a poursuivi François Hollande, doit "servir à acheminer l'aide humanitaire" qui doit parvenir à une population qu'"il n'est pas question de chasser" et de "mettre sur le chemin de l'exil ou des camps" de réfugiés.
Le chef de l'Etat français a rendu un hommage appuyé au "président des Casques blancs syriens qui, avec son organisation, lutte chaque jour, non pas pour détruire des vies mais pour en sauver" et qui, "avec au moins 3.000 volontaires réussit malgré la barbarie qui s'acharne notamment sur Alep, à trouver dans les décombres encore des vies humaines".
Pour François Hollande, "l'honneur ou la honte de la communauté internationale" sont en jeu.
Les Casques blancs, quelque 3.000 habitants-secouristes, sont en première ligne à Alep où les 250.000 habitants assiégés dans la partie rebelle et orientale de la ville sont la cible depuis trois semaines d'une offensive d'envergure de l'armée syrienne et de l'aviation russe pour la reconquérir.
La métropole syrienne d'Alep connaît depuis 24 heures un répit dans les raids aériens du régime et de son allié russe, à la veille de l'entrée en vigueur d'une trêve censée permettre aux civils et rebelles de quitter la ville ravagée.
Cette suspension intervient avant l'entrée en vigueur jeudi à 05h00 GMT d'une "trêve humanitaire" de huit heures, annoncée par Moscou et qui doit permettre en principe l'évacuation de civils et de rebelles qui le désirent.
"Je ferai tout avec la chancelière Merkel (...) pour que cette trêve puisse être prolongée", a-t-il déclaré à l'Elysée après avoir reçu une délégation de Casques blancs d'Alep et avant de se rendre à Berlin où il doit retrouver les dirigeants allemand et russe pour une réunion essentiellement consacrée à l'Ukraine mais qui doit porter aussi sur la crise syrienne.
"La France fera tout ce qu'elle peut exercer comme pressions, notamment sur les soutiens au régime, je pense aux Russes, pour que la trêve puisse être prolongée, que l'acheminement de...


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