La candidate de l'extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen, plaide dans un entretien avec la revue Foreign Affairs pour une "sortie concertée" de la zone euro avec un "retour au phénomène du serpent monétaire européen".
"Ce que je souhaite, c'est une négociation. Ce que je souhaite c'est une sortie concertée (...) où tous les pays sont autour de la table et décident de revenir au phénomène du serpent monétaire européen qui permet à chaque pays, de pouvoir, dans un espace délimité, adapter la monnaie à son économie", affirme la chef du Front national dans le dernier numéro de la revue américaine.
Créé en 1972, le serpent monétaire européen encadrait le taux de fluctuation des monnaies européennes entre elles.
Dans les médias, les responsables du Front national résument souvent leur position à une sortie de l'euro mais le parti propose dans son programme la transition d'une "monnaie unique" vers "une monnaie commune".
Pour Marine Le Pen, la monnaie unique "a été construite par l'Allemagne pour l'Allemagne".
"Cette monnaie est totalement inadaptée à nos économies et cette monnaie est une des raisons de la situation de chômage que vivent les pays de l'Union Européenne. Alors soit on arrive par la négociation, soit eh bien nous ferons un référendum comme la Grande-Bretagne, et on décidera de reprendre la maîtrise de notre monnaie", poursuit-elle.
A près de six mois de l'élection présidentielle, Marine Le Pen est donnée présente au second tour du scrutin par tous les sondages mais battue au soir du 7 mai quel que soit son adversaire.
L'eurodéputée juge que la chancelière allemande Angela Merkel a "imposé ses vues" dans l'UE, "en matière économique", mais "en acceptant d'accueillir un million de migrants en Allemagne, en sachant pertinemment que l'Allemagne ferait le tri dans ces migrants."
"Elle garderait les meilleurs et elle laisserait les autres aller dans les autres pays de l'Union Européenne", accuse Marine Le Pen.
La présidente du FN se dit par ailleurs favorable à une France "à équidistance, sans hostilité mais sans soumission, à l'égard des deux grandes puissances que sont la Russie et les Etats-Unis".
"Ce que je souhaite, c'est une négociation. Ce que je souhaite c'est une sortie concertée (...) où tous les pays sont autour de la table et décident de revenir au phénomène du serpent monétaire européen qui permet à chaque pays, de pouvoir, dans un espace délimité, adapter la monnaie à son économie", affirme la chef du Front national dans le dernier numéro de la revue américaine.
Créé en 1972, le serpent monétaire européen encadrait le taux de fluctuation des monnaies européennes entre elles.
Dans les médias, les responsables du Front national résument souvent leur...


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