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Après la mort du roi de Thaïlande, surveillance renforcée du lèse-majesté sur les réseaux sociaux

La junte militaire au pouvoir en Thaïlande a averti mercredi les internautes qu'elle avait renforcé sa surveillance des réseaux sociaux pour traquer tout commentaire relevant du lèse-majesté, six jours après la mort du roi.

"Nous avons des centres qui surveillent 24 heures sur 24" la Toile, a annoncé devant la presse le général Prajin Jantong, vice-Premier ministre. "Nous surveillons toutes les chaînes, les sites internet, tous les moyens de communication, y compris LINE", messagerie en ligne très populaire en Thaïlande, a-t-il ajouté.

Dans le même temps, la police a annoncé l'ouverture d'une dizaine de nouvelles affaires pour lèse-majesté depuis la mort du roi Bhumibol Adulyadej. Sur la dizaine de personnes, deux ont été interpellées, les autres étant en fuite, a précisé la police.

Au 15 octobre, surlendemain de la mort du roi, les autorités avaient recensé 61 sites internet enfreignant la loi de lèse-majesté, dont "certains ont été fermés", a précisé le général Prajin.

Depuis l'arrivée au pouvoir d'une junte ultra-royaliste après un coup d'Etat en mai 2014, les poursuites pour lèse-majesté se sont multipliées. En août 2015, un homme a été condamné à 30 ans de prison et une femme à 28 ans après avoir publié sur Facebook des messages jugés insultants pour la famille royale.
Des groupes ultra-royalistes se sont spécialisés dans la dénonciation à la police des internautes jugés antiroyalistes. Et le régime est particulièrement tendu en cette période de régence requise par le prince héritier Maha Vajiralongkorn, qui est loin d'être aussi populaire que son père.

"The garbage collection organisation", dirigé par le directeur d'un hôpital de Bangkok, qui voit les détracteurs de la monarchie comme des "déchets", redouble d'énergie sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

D'après le dernier rapport de l'ONG de défense des droits de l'Homme iLaw, 66 personnes ont été poursuivies pour lèse-majesté depuis mai 2014 et 53 sont incarcérées. Avant le coup d'Etat, six personnes étaient derrière les barreaux.

Mardi, le ministre de la Justice, le général Paiboon Koomchaya, avait appelé le peuple à "sanctionner" ceux qui critiqueraient la monarchie, au moment où apparaissent sur les réseaux sociaux des vidéos de Thaïlandais agressés par la foule pour leurs positions supposées antiroyalistes.
"Ces attaques causent du tort à notre image auprès des étrangers", a réagi mercredi le chef de la junte, le général Prayut Chan-O-Chan.

La junte militaire au pouvoir en Thaïlande a averti mercredi les internautes qu'elle avait renforcé sa surveillance des réseaux sociaux pour traquer tout commentaire relevant du lèse-majesté, six jours après la mort du roi.
"Nous avons des centres qui surveillent 24 heures sur 24" la Toile, a annoncé devant la presse le général Prajin Jantong, vice-Premier ministre. "Nous surveillons toutes les chaînes, les sites internet, tous les moyens de communication, y compris LINE", messagerie en ligne très populaire en Thaïlande, a-t-il ajouté.
Dans le même temps, la police a annoncé l'ouverture d'une dizaine de nouvelles affaires pour lèse-majesté depuis la mort du roi Bhumibol Adulyadej. Sur la dizaine de personnes, deux ont été interpellées, les autres étant en fuite, a précisé la police.
Au 15 octobre, surlendemain...