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Vatican

Sept personnes canonisées par le pape

Le nouveau saint argentin José Gabriel Brochero (1840-1914) est surnommé « le curé gaucho », il circulait à dos de mule dans les montagnes près de Buenos Aires. C’est son portrait sur un âne qui trônait d’ailleurs hier sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. Tony Gentile/Reuters

Le pape François a canonisé hier sept personnes dont deux Français – une carmélite décédée en 1906 et un frère assassiné durant la Révolution française – ainsi qu'un très populaire curé argentin qui a dédié sa vie aux exclus. Ils rejoignent les milliers de saints reconnus au fil des siècles. La cérémonie a été suivie par 80 000 personnes sur la place Saint-Pierre.
Seule femme canonisée, la Française Élisabeth de la Trinité est une jeune carmélite contemplative née en 1880 près de Bourges (centre de la France) et décédée à 26 ans de maladie. Musicienne, Élisabeth Catez entre au carmel à 21 ans, contre l'avis de sa mère. Cette mystique a notamment écrit quatre traités spirituels et une prière au « Dieu Trinité » trouvée dans ses papiers après sa mort et aujourd'hui traduite dans une cinquantaine de langues. « Avec son langage spontané, elle a mis toute son ardeur dans sa vocation et peut parler aux personnes à la recherche de l'intimité avec Dieu », résume l'archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath.
Elle doit sa béatification au miracle touchant une enseignante de nationalité belge, qui a affirmé avoir été subitement guérie d'une maladie orpheline à son arrivée devant le carmel de Dijon.

Massacré à l'épée
Davantage en prise avec la société, le Français Salomon Leclercq, également canonisé, avait rejoint les Frères des écoles chrétiennes, une congrégation laïque vouée à la formation des jeunes, souvent défavorisés. Né à Boulogne-sur-Mer (Nord) dans une famille de marchands, Guillaume Nicolas Louis Leclercq (1745-1792) devient professeur à 23 ans et prononce ses vœux à 27 ans. Devenu frère Salomon, il enseigne les mathématiques et devient secrétaire personnel du supérieur général de sa congrégation (fondée par le Français Jean-Baptiste de La Salle).
Puis la révolution, anticléricale, éclate. Il refuse de prêter serment en faveur de la Constitution civile du clergé. Il est arrêté en août 1792 avec d'autres religieux « réfractaires » et enfermé dans le couvent des Carmes de Paris. Le 2 septembre, avec 188 ecclésiastiques, il est massacré à l'épée. Tous ces martyrs ont été béatifiés en 1926 par le pape Pie XI. Le Vatican a reconnu dans son dossier le caractère « inexpliqué » de la guérison d'une fillette vénézuélienne de cinq ans mordue par un serpent.

Curé gaucho
Deux religieux italiens – Lodovico Pavoni (1784-1849) et Alfonso Maria Fusco (1839-1910) – ayant consacré leur vie à l'éducation de jeunes indigents ou d'enfants abandonnés font également partie des canonisés.
Très populaire dans son pays, le curé José Gabriel Brochero (1840-1914) est devenu le premier saint né et mort en Argentine. Surnommé « le curé gaucho », il circulait à dos de mule dans les montagnes près de Buenos Aires. C'est son portrait sur un âne qui trônait d'ailleurs hier sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. Aveugle, mort de la lèpre, « ce pasteur à l'odeur de brebis s'est fait pauvre parmi les pauvres », estime le pape argentin.
Seul laïc canonisé, le Mexicain Jose Luis Sanchez del Rio (1913-1928), martyr de la persécution anticatholique, a été tué cruellement à 14 ans, dans la guerre sanglante des Christeros (soulèvement de paysans catholiques contre un nouveau gouvernement anticlérical à la fin des années 20).
Le 7e canonisé est un évêque espagnol, Manuel Gonzales Garcia (1877-1940), fondateur de la Congrégation des Missionnaires eucharistiques de Nazareth.

(Source : AFP)


Le pape François a canonisé hier sept personnes dont deux Français – une carmélite décédée en 1906 et un frère assassiné durant la Révolution française – ainsi qu'un très populaire curé argentin qui a dédié sa vie aux exclus. Ils rejoignent les milliers de saints reconnus au fil des siècles. La cérémonie a été suivie par 80 000 personnes sur la place Saint-Pierre.

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