Le Conseil représentatif des institutions juives (Crif) et le grand rabbin de France ont "déploré" vendredi le vote à l'Unesco d'une résolution contestée sur Jérusalem, en "prenant acte", avec des nuances, de l'évolution de la position française sur ce sujet.
L'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) a approuvé jeudi un texte soumis par sept pays arabes visant à la "sauvegarde du patrimoine culturel de la Palestine et du caractère distinctif de Jérusalem-Est".
Israël a annoncé suspendre sa coopération avec l'Unesco après ce vote.
Jérusalem-Est est la partie palestinienne de Jérusalem occupée depuis 1967 par Israël et depuis annexée. C'est là, au coeur du conflit israélien, que se trouve l'ultra-sensible esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré pour les juifs qui le révèrent comme le mont du Temple, là où se dressait le second temple juif détruit par les Romains en 70.
Dans une déclaration adressée à l'AFP, le grand rabbin de France, Haïm Korsia, "dénonce avec force le vote de cette nouvelle résolution", "comme il l'avait fait en avril dernier, et prend acte de l'abstention de la France".
Paris, qui avait été vivement critiqué par Israël et les responsables de la communauté juive pour avoir soutenu une résolution sur ce sujet en avril dernier, s'est cette fois abstenu.
Le grand rabbin Korsia, chef religieux de la première communauté juive d'Europe, "regrette" d'ailleurs "que la proposition de résolution de la France ait été rejetée - proposition qui était conforme à la vérité des faits, de l'Histoire et du bon sens" selon lui.
Dans un communiqué distinct, le Crif, vitrine politique de la communauté juive française organisée, a salué "la fermeté des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de l'Estonie, de la Lituanie et de l'Allemagne, qui se sont opposés à la résolution".
S'il prend acte de "l'évolution de la position française ", le Conseil représentatif déplore que la France "ait manqué une nouvelle fois l'opportunité et le courage de s'exprimer clairement sur la réalité historique du caractère juif de Jérusalem".
"Il est urgent et nécessaire", selon l'instance politique, que les autorités françaises sortent "de cette ambiguïté vécue douloureusement par les Juifs de France", au nombre d'un demi-million.
L'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) a approuvé jeudi un texte soumis par sept pays arabes visant à la "sauvegarde du patrimoine culturel de la Palestine et du caractère distinctif de Jérusalem-Est".
Israël a annoncé suspendre sa coopération avec l'Unesco après ce vote.Jérusalem-Est est la partie palestinienne de Jérusalem occupée depuis 1967 par Israël et depuis annexée. C'est là, au coeur du conflit israélien, que se trouve l'ultra-sensible esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site...


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