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Moyen Orient et Monde

Washington bombarde pour la première fois les houthis

Les États-Unis ont bombardé pour la première fois les rebelles chiites houthis au Yémen, accusés d'avoir visé des navires de guerre américains en mer Rouge, une allégation démentie jeudi par les insurgés. Autorisés par le président Barack Obama, les bombardements américains ont été menés avec des missiles de croisière tirés par le destroyer USS Nitze, et ont visé trois stations radar sur la côte de la mer Rouge, a précisé un responsable américain. Toutefois, les houthis ont nié hier avoir visé la veille un navire de guerre américain. Les affirmations américaines « sont sans fondement » et les rebelles « n'ont rien à voir avec cette action », a déclaré un responsable militaire.
Jusqu'ici, les États-Unis n'étaient pas intervenus militairement contre les rebelles, qui contrôlent la capitale Sanaa et d'autres régions, limitant leurs actions au Yémen à des attaques de drone contre les jihadistes d'el-Qaëda dans le Sud.
Accusés d'être soutenus par l'Iran, les houthis sont engagés, avec les forces de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, dans une guerre civile meurtrière contre les forces loyalistes, soutenues par une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite.
Au lendemain du bombardement américain, l'agence iranienne Tasnim a rapporté que deux navires de guerre iraniens avaient été envoyés dans le golfe d'Aden pour protéger « des navires commerciaux et les pétroliers » dans la zone « contre les pirates ». Les deux destroyers ont quitté l'Iran le 5 octobre, selon Tasnim.

« Légitime défense »
Le ministère émirati des Affaires étrangères a qualifié de « légitime et justifiée » la riposte américaine, estimant que les rebelles cherchent, par cette escalade, à « se soustraire à un règlement politique » au Yémen.
Les États-Unis s'étaient bornés jusqu'à récemment à apporter un soutien logistique à la coalition arabe, ravitaillant en vol les avions allant bombarder le Yémen, et fournissaient également du renseignement à Riyad. Mais les tirs de missiles dimanche et mercredi sur des bateaux américains, depuis des territoires contrôlés par les houthis, ont changé la donne et conduit les Américains à intervenir directement, même si les missiles en question sont tombés à l'eau, sans atteindre les navires américains.
« Ces frappes (américaines) limitées de légitime défense ont été conduites pour protéger nos personnels, nos navires et notre liberté de navigation sur cette voie maritime importante », a indiqué le porte-parole du Pentagone, en référence au détroit de Bab el-Mandeb. Elles « visaient des radars impliqués dans les récents tirs de missiles menaçant l'USS Mason et d'autres bateaux opérant dans les eaux internationales en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb », a-t-il ajouté. « Nous n'hésiterons pas à mener de nouvelles frappes de riposte » si nécessaire, a déclaré un responsable américain de la Défense.
« Nous ne cherchons pas à élargir notre rôle dans le conflit » qui oppose les rebelles houthis aux forces loyalistes yéménites, a néanmoins indiqué plus tard le porte-parole du Pentagone Peter Cook. Les frappes en territoire houthi avaient « juste pour but de protéger nos forces. Point », a-t-il expliqué.
L'intervention américaine contre les houthis est survenue alors que Washington était en train de réexaminer son soutien à la coalition arabe, dont les frappes au Yémen font de nombreuses victimes civiles.
La guerre au Yémen a déjà fait au moins 6 885 morts, 35 022 blessés et déplacé quelque trois millions de personnes depuis l'intervention de la coalition arabe en mars 2015, selon l'Organisation mondiale de la santé.
(Source : AFP)

Les États-Unis ont bombardé pour la première fois les rebelles chiites houthis au Yémen, accusés d'avoir visé des navires de guerre américains en mer Rouge, une allégation démentie jeudi par les insurgés. Autorisés par le président Barack Obama, les bombardements américains ont été menés avec des missiles de croisière tirés par le destroyer USS Nitze, et ont visé trois stations radar sur la côte de la mer Rouge, a précisé un responsable américain. Toutefois, les houthis ont nié hier avoir visé la veille un navire de guerre américain. Les affirmations américaines « sont sans fondement » et les rebelles « n'ont rien à voir avec cette action », a déclaré un responsable militaire.Jusqu'ici, les États-Unis n'étaient pas intervenus militairement contre les rebelles, qui contrôlent la capitale Sanaa et...
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