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Liban

Brèves politiques

Sigrid Kaag et Elizabeth Richard chez Béchara Raï hier. Photos Ani

Gemayel met en garde contre « l'unilatéralisme et la personnalisation »

L'ancien président de la République Amine Gemayel a évoqué hier, à partir des États-Unis, la situation locale et régionale et mis en garde contre « les dangers auxquels le Liban fait face aux niveaux démographique, sécuritaire et économique et ce, à cause de la guerre en Syrie et de l'exode qu'elle a engendré ».
M. Gemayel a été honoré par la Northern Ohio Lebanese American Association, en présence d'émigrés et de personnalités américaines. Il a invité la « diaspora libanaise à mettre un terme aux conflits politiques et partisans et à travailler main dans la main avec l'administration américaine afin de sauver le Liban ». M. Gemayel a par ailleurs estimé que l' « unilatéralisme et la personnalisation risquent de mener le Liban à sa perte », dans une allusion claire aux prises de position des aounistes.

Raï : Le président chrétien est un président pour tous les Libanais

Le député Simon Abiramia, qui s'est entretenu hier avec le patriarche maronite Béchara Raï, a indiqué qu' « il y a une possibilité pour élire un président libanais à 100 % ». « C'est une chance que nous devons saisir », a-t-il dit. M. Abiramia a par ailleurs rapporté des propos prononcés par Mgr Raï, selon lequel « le président chrétien est un président pour tous les Libanais ». Mgr Raï a ensuite reçu l'ancien ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, qui a insisté sur la nécessité d'appliquer l'accord de Taëf sans conditions. Il s'est également entretenu avec l'ambassadrice des États-Unis, Elizabeth Richard, et la coordinatrice de l'Onu pour le Liban, Sigrid Kaag. Les discussions ont porté sur les efforts du patriarche pour le déblocage de la présidentielle.

« Ce n'est pas le package deal qui entrave la présidentielle », estime Azzi

Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a estimé hier que « ce n'est pas le package deal (défendu par le tandem chiite) qui entrave la présidentielle, ni le dialogue national, mais les députés qui ne se rendent pas aux séances dédiées à l'élection d'un président de la République ». M. Azzi s'exprimait suite à un entretien avec le président de la Chambre, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné. « Le patriarche Béchara Raï et Nabih Berry veulent que la présidentielle ait lieu sans conditions, en respect de la Constitution libanaise. D'ailleurs, M. Berry n'a proposé le package deal ni même le dialogue national que deux ans et demi après le début de la vacance présidentielle, c'est-à-dire lorsqu'il a vu que l'élection présidentielle avait échoué sans accord politique. Il a alors suggéré l'accord politique comme porte d'entrée à l'élection », a souligné le ministre du Travail.

Araji : Le Hezbollah n'est pas prêt à mettre un terme à la vacance présidentielle

Assem Araji, député de Zahlé du bloc parlementaire du Futur, a estimé hier sur Radio-Orient que le Hezbollah « n'est pas prêt à mettre un terme à la vacance présidentielle ». « Saad Hariri fait de son possible pour mettre fin à la vacance présidentielle. Mais, malheureusement, certains lui mettent des bâtons dans les roues à chaque fois qu'il essaie de paver le chemin pour en finir avec cette vacance », a souligné M. Araji. « La prochaine séance prévue pour l'élection d'un président (le 31 octobre) sera comme les précédentes. Il n'y a pas eu d'assurances de la part des aounistes (concernant leur présence) », a-t-il dit.

Jarrah assure que Hariri poursuit ses efforts

Jamal Jarrah, député de la Békaa-Ouest-Rachaya et membre du bloc du Futur, a indiqué hier à la Voix du Liban 93,3 que Saad Hariri poursuivait ses efforts en vue de débloquer la présidentielle. « J'espère que le climat d'accalmie va persister jusqu'à la séance du 31 octobre prévue pour l'élection d'un nouveau président », a-t-il dit.

La Jamaa islamiya appelle à élire un centriste

La Jamaa islamiya au Liban a appelé hier dans un communiqué à « élire un président au plus vite, afin que le travail des institutions puisse se réguler ». « Le président devrait être centriste et ne pas appartenir à l'un ou l'autre des groupes du clivage politique actuel. Nous refusons qu'un président soit imposé par la force », poursuit le communiqué.

Gemayel met en garde contre « l'unilatéralisme et la personnalisation »
L'ancien président de la République Amine Gemayel a évoqué hier, à partir des États-Unis, la situation locale et régionale et mis en garde contre « les dangers auxquels le Liban fait face aux niveaux démographique, sécuritaire et économique et ce, à cause de la guerre en Syrie et de l'exode qu'elle a engendré ».M. Gemayel a été honoré par la Northern Ohio Lebanese American Association, en présence d'émigrés et de personnalités américaines. Il a invité la « diaspora libanaise à mettre un terme aux conflits politiques et partisans et à travailler main dans la main avec l'administration américaine afin de sauver le Liban ». M. Gemayel a par ailleurs estimé que l' « unilatéralisme et la personnalisation risquent de mener le Liban...
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