Michel Sleiman posant hier avec une délégation du « Forum poétique de Baakline ». Photo Ani
L'ancien président de la République Michel Sleiman a salué hier « les efforts pour faire régner la logique selon laquelle celui qui aura la majorité au Parlement gagnera plutôt que celle qui consiste à désigner un président ».
« Le fait de nommer un président sape la Constitution et la démocratie et instaure de nouvelles normes qui s'éloignent du pacte national et de la Constitution », a dit M. Sleiman lors d'une réunion avec son bloc ministériel, souhaitant que la démocratie prenne le dessus sur la paralysie des institutions.
M. Sleiman a en outre insisté sur la nécessité de la reprise, par le gouvernement, de son rôle charnière à l'ombre de la vacance présidentielle. La situation a engendré un chaos constitutionnel, économique et social et a failli, n'étaient les efforts des forces de l'ordre, mener à des troubles », a souligné l'ancien chef de l'État.
M. Sleiman s'est ensuite entretenu avec l'ambassadeur d'Égypte, Nazih Najjari, avec qui il a passé en revue la situation régionale. Il a également reçu une délégation de Liban humaniste et les membres du « Forum poétique de Baakline » qui lui ont remis une distinction en hommage à ses prises de position « patriotiques ».

