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Policiers attaqués en France : l'opposition demande la démission du ministre de l'Intérieur

L'opposition de droite en France a réclamé lundi la démission du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, estimant sa réaction trop faible après une attaque aux cocktails Molotov contre des policiers en région parisienne.

Accompagné du Premier ministre Manuel Valls, M. Cazeneuve s'est rendu lundi dans les commissariats proches du lieu de l'agression dans laquelle quatre policiers ont été blessés samedi, dont l'un est toujours entre la vie et la mort.

Le ministre de l'Intérieur, interrogé sur la radio RTL, a qualifié les auteurs de l'attaque de "bande de sauvageons qui ont agi avec lâcheté. Il a ajouté que "dans +sauvageon+ il y a +sauvage+", et a décrit l'agression contre les policiers comme "une véritable attaque barbare, sauvage, qui était destinée à tuer"
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"Non M. Cazeneuve, ce ne sont pas des sauvageons, ce sont des meurtriers, ce sont des assassins, qui volontairement ont souhaité tuer des policiers qui sont là pour nous protéger", a réagi Valérie Debord, porte-parole du parti Les Républicains. "Il est évident que M. Cazeneuve ne peut plus poursuivre sa mission, il est évident qu'il n'a plus la confiance des forces de police, il est évident qu'il n'a plus la confiance des Français après de tels propos inqualifiables. Aussi nous, Les Républicains, exigeons sa démission", a-t-elle ajouté.

Les policiers effectuaient une mission de surveillance à proximité d'un feu de signalisation dans une cité difficile à 30 km de la capitale lorsqu'ils ont été la cible d'une "dizaine" de personnes "cagoulées", selon M. Cazeneuve. L'un des quatre policiers blessés, âgé de 28 ans, était toujours entre la vie et la mort lundi. Une collègue de 39 ans, qui l'accompagnait dans la voiture, a été "très grièvement brûlée aux mains et au visage". Les deux autres agents ont quitté dimanche l'hôpital.

Plusieurs syndicats de policiers ont appelé à des rassemblements silencieux mardi devant les commissariats en soutien à leurs collègues. Le principal syndicat, Alliance, a invité les policiers à une grève partielle pour ne traiter "que les urgences et cas graves" et à "faire l'impasse" sur les petites infractions du quotidien.

"Aucune interpellation en lien avec l'affaire" n'a encore eu lieu, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Les éléments prélevés sur les lieux de l'agression et les bandes vidéos de plusieurs caméras sont en cours d'analyse.

L'opposition de droite en France a réclamé lundi la démission du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, estimant sa réaction trop faible après une attaque aux cocktails Molotov contre des policiers en région parisienne.Accompagné du Premier ministre Manuel Valls, M. Cazeneuve s'est rendu lundi dans les commissariats proches du lieu de l'agression dans laquelle quatre policiers ont été blessés samedi, dont l'un est toujours entre la vie et la mort.Le ministre de l'Intérieur, interrogé sur la radio RTL, a qualifié les auteurs de l'attaque de "bande de sauvageons qui ont agi avec lâcheté. Il a ajouté que "dans +sauvageon+ il y a +sauvage+", et a décrit l'agression contre les policiers comme "une véritable attaque barbare, sauvage, qui était destinée à tuer"."Non M. Cazeneuve, ce ne sont pas des sauvageons, ce sont...