Le patriarche maronite Béchara Raï a une nouvelle fois exprimé dimanche son refus de tout package deal qui conditionnerait la présidentielle, appelant dans ce contexte les blocs parlementaires à annoncer clairement leurs candidats.
"Les sujets débattus durant les séances du dialogue national ou au cours de discussions bilatérales ne peuvent pas constituter des conditions préalables à l'élection d'un président de la République car cela contrevient à la Constitution", a affirmé le prélat maronite durant son homélie dominicale.
Dimanche dernier, Mgr Raï avait tenu des propos similaires, provoquant une critique immédiate du président de la Chambre, Nabih Berry, qui appelle à un package deal autour de la présidence de la République et du gouvernement, et à une nouvelle loi électorale. Toutefois, les tensions entre Bkerké et Aïn el-Tiné sont retombées à la faveur d'une visite du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, au patriarche Raï, à la demande de M. Berry.
"Le président doit être un arbitre, et ne pas prendre parti ou faire office de figurant", a également martelé le chef de l'Eglise maronite, alors que le pays est sans chef d'Etat depuis le 25 mai 2014.
"Après deux ans et cinq mois de vacance à la présidence, les blocs parlementaires sont dorénavant tenus d'annoncer clairement leurs candidats, qui sont désormais connus de tous. Il est temps que ces blocs se rendent au Parlement et qu'ils participent au processus en respectant la Constitution".
Le fondateur du Courant patriotique libre, Michel Aoun, est soutenu par le Hezbollah et par les Forces libanaises. Le chef des Marada, Sleiman Frangié, est soutenu jusque-là par le chef du Courant du Futur, Saad Hariri. MM. Frangié et Aoun sont tous deux membres de la coalition du 8 Mars qui gravite autour du Hezbollah. Il s'agit de savoir si M. Hariri est prêt à soutenir dans les faits la candidature de Michel Aoun, après de nombreuses rumeurs à ce sujet.
Le député Henri Hélou est lui aussi candidat à la présidence. Il est soutenu par le chef du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt.
"Les sujets débattus durant les séances du dialogue national ou au cours de discussions bilatérales ne peuvent pas constituter des conditions préalables à l'élection d'un président de la République car cela contrevient à la Constitution", a affirmé le prélat maronite durant son homélie dominicale.
Dimanche dernier, Mgr Raï avait tenu des propos similaires, provoquant une critique immédiate du président de la Chambre, Nabih Berry, qui appelle à un package deal autour de la présidence de la République et du gouvernement, et à une nouvelle loi électorale. Toutefois, les tensions entre...


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