L'Etat français va passer de nouvelles commandes de TGV et de locomotives diesel à Alstom, afin de sauver une usine historique du groupe ferroviaire à Belfort (est de la France), devenue un dossier brûlant à sept mois de l'élection présidentielle, a appris mardi l'AFP de sources concordantes.
L'Etat va acheter 15 TGV destinés à une ligne régionale est-ouest Bordeaux-Marseille, en plus de 6 TGV pour la liaison franco-italienne Paris-Turin-Milan et le groupe de chemin de fer français SNCF commandera 20 locomotives diesel pour le remorquage de trains en panne, selon les informations obtenues par l'AFP avant une grande réunion prévue à Belfort mardi.
En échange de ces commandes publiques, Alstom s'engage à investir 40 millions d'euros en trois étapes d'ici 2020 dans le site de Belfort, berceau du TGV qui compte actuellement plus de 400 salariés.
Invoquant un calendrier de commande insuffisant, la direction du groupe avait annoncé en septembre son intention de transférer la production sur un autre site, provoquant une levée de boucliers chez les salariés comme au sein de l'exécutif.
Le gouvernement socialiste, déjà critiqué pour ne pas avoir assez agi contre la désindustrialisation du pays, a dès lors engagé des discussions tous azimuts pour tenter d'empêcher la fermeture de cette usine, devenue un en jeu électoral.
Les 40 millions d'euros d'investissements promis par Alstom seront principalement dédiés au développement et à la production d'un nouveau modèle de locomotive hybride ou diesel. Le groupe y consacrera 30 millions d'euros d'ici à 2018 et l'Etat étudiera un possible financement complémentaire,
En outre, 5 millions d'euros seront dépensés d'ici à 2019 pour moderniser les ateliers de maintenance ferroviaire du site de Belfort, avec l'objectif de doubler les effectifs sur cette activité, soit 150 salariés à terme.
Enfin, Alstom investira 5 millions d'euros supplémentaires d'ici à 2020 pour diversifier la production de l'usine de Belfort, berceau du TGV qui compte actuellement plus de 400 salariés, et l'orienter vers d'autres types de trains mais aussi de véhicules routiers, notamment le bus électrique.
Ces investissements s'ajouteront au projet de "TGV du futur", qu'Alstom et la SNCF doivent concevoir d'ici à la fin de 2017, en vue d'éventuelles commandes qui profiteraient en partie à l'usine de Belfort à partir de 2021.
Le constructeur ferroviaire et l'Etat y consacreront 30 millions d'euros sur deux ans.
L'Etat va acheter 15 TGV destinés à une ligne régionale est-ouest Bordeaux-Marseille, en plus de 6 TGV pour la liaison franco-italienne Paris-Turin-Milan et le groupe de chemin de fer français SNCF commandera 20 locomotives diesel pour le remorquage de trains en panne, selon les informations obtenues par l'AFP avant une grande réunion prévue à Belfort mardi.
En échange de ces commandes publiques, Alstom s'engage à investir 40 millions d'euros en trois étapes d'ici 2020 dans le site de Belfort, berceau du TGV qui compte...

