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Économie - Brésil

La politique d’austérité de Temer facilitée par les urnes

La semaine dernière, le président brésilien, Michel Temer, a affirmé que « l’approbation de la PEC est fondamentale pour éviter la spirale inflationniste et la récession. » Photo archives/AFP

La victoire des partis de droite et de centre droit aux élections municipales de dimanche au Brésil permettra au nouveau président, Michel Temer, d'avancer dès cette semaine dans son programme de sévères coupes budgétaires, selon des analystes.
Le rapport de la Proposition d'amendement à la Constitution (PEC), qui instaure un plafond aux dépenses publiques pendant vingt ans, va être lu aujourd'hui devant une commission spéciale de la Chambre des députés et soumis jeudi à son approbation. Il devra être ensuite approuvé à la majorité des deux tiers des députés en séance plénière (à une date encore non fixée).
Les dépenses publiques ne pourront pas avoir de croissance supérieure à celle de l'inflation annuelle, même pour les secteurs de la santé et de l'éducation.
D'origine libanaise, le président Temer, qui a remplacé fin août la présidente Dilma Rousseff du Parti des travailleurs (PT, gauche) après sa destitution, a prévenu que l'approbation de cette PEC était sa « priorité » pour relancer la croissance dans un pays plongé dans la pire récession en un siècle.
Devraient suivre deux réformes impopulaires, l'une reculant probablement de cinq ans l'âge du départ en retraite, l'autre augmentant le temps de travail légal.
La débâcle électorale dimanche du PT, aux commandes du Brésil depuis 13 ans, a confirmé le tournant à droite pris après la destitution de Rousseff et devrait faciliter la tâche de Temer, dans un premier temps au moins.

« Place à l'initiative privée »
« Cette défaite montre que la société ne veut plus du PT et renforce la base de Temer au Parlement. La PEC va être approuvée, reste à savoir à quel rythme et en quels termes, surtout pour l'éducation et la santé », explique à l'AFP Margarida Gutierrez, professeur d'économie à l'Université de Rio (UFRJ).
« La PEC est la condition nécessaire mais pas suffisante pour l'ajustement budgétaire », ajoute-t-elle, soulignant que la « réforme des retraites est la deuxième priorité mais sera beaucoup plus difficile à faire passer ».
Pour l'analyste Ignacio Crespo, de Guide Investimentos, « le résultat des municipales montre l'affaiblissement du PT et le changement de gouvernement avec Temer va se poursuivre en 2018 », année de la présidentielle.
« C'est un gouvernement moins » interventionniste « que celui du PT et qui laisse de la place aux autres secteurs et notamment à l'initiative privée », souligne-t-il.
La semaine dernière, lors d'un séminaire à São Paulo, M. Temer a affirmé que « l'approbation de la PEC est fondamentale pour éviter la spirale inflationniste et la récession. La dette pourra atteindre 100 % du PIB en 2024 ou même avant. » Alors « ce sera la faillite de l'État brésilien », a-t-il mis en garde.
Il a affirmé « ne pas craindre d'être impopulaire » avec cette réforme, estimant que la PEC « contribuera à relancer une croissance économique durable » dans le pays et « évitera la hausse des impôts. »
Selon le ministère de l'Économie, de 1991 à 2015, les dépenses primaires de l'État (avant le paiement des intérêts de la dette) sont passées de 10,8 % à 19,5 % du PIB.
Ce dernier a en outre reculé de 3,8 % en 2015 et devrait encore chuter de 3 % en 2016, tandis que la dette publique est passée de 52 % du PIB en 2013 à plus de 70 % en août.
(Source : AFP)

La victoire des partis de droite et de centre droit aux élections municipales de dimanche au Brésil permettra au nouveau président, Michel Temer, d'avancer dès cette semaine dans son programme de sévères coupes budgétaires, selon des analystes.Le rapport de la Proposition d'amendement à la Constitution (PEC), qui instaure un plafond aux dépenses publiques pendant vingt ans, va être lu aujourd'hui devant une commission spéciale de la Chambre des députés et soumis jeudi à son approbation. Il devra être ensuite approuvé à la majorité des deux tiers des députés en séance plénière (à une date encore non fixée).Les dépenses publiques ne pourront pas avoir de croissance supérieure à celle de l'inflation annuelle, même pour les secteurs de la santé et de l'éducation.D'origine libanaise, le président Temer, qui a...
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