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Liban - Crise Institutionnelle

Kaag dimanche en Iran

La représentante de l'Onu au Liban espère pouvoir se rendre prochainement en Arabie saoudite et en Russie.

Par la voix de la coordinatrice spéciale de l'Onu pour le Liban, Sigrid Kaag, et son adjoint pour les Affaires humanitaires, Philippe Lazzarini, les Nations unies ont de nouveau insisté hier sur l'élection d'un président de la République et réaffirmé leur attachement à la déclaration de Baabda.
Parallèlement aux efforts menés au plan local par le chef du courant du Futur, Saad Hariri, afin de débloquer la présidentielle, une dynamique similaire est engagée par l'Onu mais à une échelle régionale. La représentante de Ban Ki-moon au Liban est ainsi attendue dimanche à Téhéran pour des pourparlers sur la présidentielle.
Mme Kaag a annoncé hier sa visite en Iran au cours d'une rencontre-débat organisée par son bureau avec les médias libanais autour des priorités de l'Onu au Liban et des défis auxquels le pays est confronté.
Mme Kaag a réaffirmé l'importance de la sécurité et de la stabilité dans le pays, un thème sur lequel elle avait d'ailleurs insisté devant l'Assemblée générale de l'Onu, le présentant comme étant « dans l'intérêt de tous dans la région ». Elle a abordé la prévention des conflits, en expliquant les nombreuses approches, notamment le développement, l'aide humanitaire et la diplomatie douce, pour les prévenir.
C'est à ce niveau qu'intervient l'Onu, mais, pour que sa mission puisse être couronnée de succès, l'organisation a besoin de partenaires et d'un gouvernement qui puisse la seconder à travers les décisions nécessaires, a soutenu Mme Kaag qui s'est fondée sur ce raisonnement pour plaider vigoureusement en faveur d'une redynamisation des institutions et d'un retour de la vie politique à la normale. « Nous avons besoin que des décisions de suivi soient prises dans les temps voulus. Il faut aussi que des comptes soient rendus au niveau politique. Les Libanais en ont besoin et ils le méritent », a-t-elle ajouté, avant de rappeler la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l'Onu qui avait appelé le 22 juillet dernier à l'élection d'un président de la République, la formation d'un gouvernement et l'organisation des législatives avant mai 2017.
Si elle a exprimé l'espoir d'un progrès au niveau du débat autour de la présidentielle, elle a considéré que la priorité va tout de même à la présidentielle. Mme Kaag a annoncé dans ce contexte qu'elle se rendra dimanche en Iran pour « poursuivre avec les dirigeants iraniens le dialogue autour de ce dossier ». La représentante de Ban Ki-moon au Liban a été au moins deux fois à Téhéran dans le cadre d'une initiative visant à mettre fin au blocage. Elle a exprimé l'espoir de se rendre prochainement, dans le même but, en Arabie saoudite et en Russie. « Il reste qu'il appartient aux seuls Libanais de décider de leur propre sort », a poursuivi Mme Kaag qui a expliqué que c'est la paralysie politique qui avait poussé le Conseil de sécurité à demander à l'Onu d'intensifier ses efforts pour aider les différentes parties libanaises à parvenir à une solution médiane.
Elle a réaffirmé l'importance de la déclaration de Baabda qui prévoit notamment une distanciation du Liban des conflits dans la région, avant d'annoncer le lancement d'une stratégie de lutte contre la violence intégriste qui repose, selon ses explications, sur une approche globale, incluant l'enseignement, l'emploi et des changements comportementaux.
Pour sa part, Philippe Lazzarini a rappelé les problèmes découlant de l'exode massif de la population syrienne, qui ont poussé l'Onu à établir de nouveaux cadres de coopération avec le gouvernement libanais, dans le but de les résoudre. « Le Liban ne peut supporter ce fardeau tout seul. Nous devrons l'encourager pour trouver des solutions permanentes », a-t-il souligné, avant de plaider en faveur d'une solution politique en Syrie.
M. Lazzarini a eu hier des entretiens portant sur le dossier des réfugiés syriens avec les ministres de la Santé, Waël Bou Faour, et des Affaires étrangères, Gebran Bassil.

Par la voix de la coordinatrice spéciale de l'Onu pour le Liban, Sigrid Kaag, et son adjoint pour les Affaires humanitaires, Philippe Lazzarini, les Nations unies ont de nouveau insisté hier sur l'élection d'un président de la République et réaffirmé leur attachement à la déclaration de Baabda.Parallèlement aux efforts menés au plan local par le chef du courant du Futur, Saad Hariri, afin de débloquer la présidentielle, une dynamique similaire est engagée par l'Onu mais à une échelle régionale. La représentante de Ban Ki-moon au Liban est ainsi attendue dimanche à Téhéran pour des pourparlers sur la présidentielle.Mme Kaag a annoncé hier sa visite en Iran au cours d'une rencontre-débat organisée par son bureau avec les médias libanais autour des priorités de l'Onu au Liban et des défis auxquels le pays est...
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