Les banques centrales ont fait part de leur volonté d'atteindre leurs objectifs de croissance et d'inflation. Mais en ont-elles la capacité ?
Cette inquiétude s'est accentuée après la décision de la Banque du Japon de viser une inflation supérieure à 2 %. Les instruments sur lesquels elle va agir seront non seulement les taux d'intérêt à court terme, mais aussi les rendements des obligations à long terme. Quelques heures après cette annonce, la Fed a signalé que son objectif de taux d'intérêt est toujours inchangé mais que le risque d'augmentation de ce dernier est renforcé. Bien que la croissance au niveau de l'emploi soit positive aux États-Unis, l'inflation n'atteint toujours pas les 2 % cibles qu'espère la FED. La zone euro subi le même fléau : la Banque centrale européenne a baissé les taux d'intérêt en dessous de zéro dans l'objectif de stimuler l'inflation qui reste inférieure à 1 %. La situation du Japon est similaire, voire pire. Mercredi dernier, la Banque du Japon a énoncé les trois facteurs principaux qui freinent l'atteinte des 2 % d'inflation, qui sont : la chute des prix du pétrole, l'augmentation de la taxe de consommation en 2014 et le ralentissement des marchés émergents. Pour résumer la situation économique actuelle du Japon, le taux de chômage du pays a historiquement atteint le plus bas niveau depuis plus de 20 ans. La croissance économique proche de zéro est due en partie à une diminution de la main-d'œuvre et à une croissance de la productivité qui est presque nulle. De la même manière, le chômage aux États-Unis est faible, il s'évalue à environ 4,9% et tourne autour du niveau espéré par la Fed. Cependant la croissance a été lente pendant des années.
En conclusion, bien que les banques centrales disposent d'outils pour faire face aux périodes de récession, elles ne représentent pas le seul facteur qui puisse maîtriser l'économie.
Cet article est réalisé par Fidus


