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Moyen Orient et Monde - Onu

À l’Assemblée générale, ils ont aussi dit...

À l'occasion de la 71e session annuelle de l'Assemblée générale de l'Onu, la plupart des grands dirigeants ont évoqué le dossier syrien (voir par ailleurs). Mais ils se sont également exprimés sur d'autres dossiers qui font l'actualité, qu'il s'agisse du climat, des réfugiés ou encore du conflit israélo-palestinien.

Ban : « Pas de temps à perdre » contre le réchauffement climatique
Le secrétaire général de l'Onu a exhorté hier les dirigeants mondiaux à lutter contre le réchauffement climatique, à l'occasion de son dernier discours devant l'Assemblée générale en session annuelle. Estimant « qu'il n'y a pas de temps à perdre », M. Ban a demandé aux 193 pays membres de l'Onu de faire en sorte que l'accord de Paris sur le climat entre en vigueur « dès cette année ». Pour y parvenir, a-t-il souligné, il suffit que 26 pays supplémentaires, représentant juste 15 % des émissions nocives de gaz à effet de serre, ratifient le texte. Sur le conflit israélo-palestinien, le secrétaire général de l'Onu a déploré le fait que les dix dernières années « ont été dix années perdues pour la paix ». Il a également dénoncé la colonisation israélienne « illégale » et « les divisions interpalestiniennes ». « La perspective d'une solution à deux États s'éloigne chaque jour davantage », a-t-il regretté, ajoutant : « C'est de la folie. » Cet ancien ministre sud-coréen des Affaires étrangères a enfin exhorté Pyongyang à stopper ses essais nucléaires et balistiques.

Obama : 50 pays s'engagent à accueillir 360 000 réfugiés
Le président américain a annoncé hier à l'Onu l'engagement d'une cinquantaine de pays à accueillir 360 000 réfugiés sur l'année à venir, soit un doublement par rapport aux chiffres actuels, saluant plus particulièrement le leadership de l'Allemagne et du Canada.
Il a également dénoncé la tentation du recours à « l'homme fort » providentiel et multiplié, sans jamais les citer, les allusions au président russe Vladimir Poutine et au magnat de l'immobilier Donald Trump qui espère lui succéder. À moins de 50 jours de l'élection qui désignera son successeur à la Maison-Blanche, M. Obama a évoqué la montée en puissance à travers le monde d'un « populisme grossier », venu parfois de l'extrême gauche, mais « le plus souvent » de l'extrême droite. Pour le président américain, cette tendance ne doit pas être sous-estimée : trop de frustrations et d'injustices, en particulier économiques, ont trop longtemps été ignorées.
Vantant, comme il l'a fait régulièrement à cette tribune au cours des huit années écoulées, les vertus de la diplomatie, exemples de Cuba et de la Birmanie à l'appui, il a reconnu que les résultats pouvaient parfois sembler maigres face aux « conflits brutaux » qui jettent des milliers de réfugiés sur les routes. C'est sur ce thème qu'il s'est montré le plus pugnace, jugeant que de nombreux pays riches ne faisaient pas assez face à l'ampleur du défi.

Erdogan : Pour une action internationale contre Gülen
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réclamé hier à la tribune de l'Assemblée générale de l'Onu une action internationale contre l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, qu'il accuse d'être l'instigateur de la tentative de coup d'État du 15 juillet. M. Gülen, 75 ans, vit en exil aux États-Unis depuis 1999. « Depuis cette tribune, je voudrais appeler tous nos amis à prendre les mesures nécessaires contre l'organisation terroriste Fethullah, pour l'avenir et le bien-être de leur propre population », a-t-il déclaré. Il s'agit selon lui « d'une menace pour la sécurité nationale non seulement de la Turquie, mais des 170 pays où elle (l'organisation de M. Gülen) existe ».
Le président turc, qui a conclu un accord en mars avec l'Union européenne pour tenter de maîtriser les flux migratoires vers l'Europe, a aussi déploré que l'UE n'ait pas tenu ses promesses. En échange de ses efforts, la Turquie devait recevoir trois milliards d'euros et la possibilité pour les Turcs de voyager sans visa vers l'Europe, ainsi qu'une accélération des négociations pour l'accession de la Turquie à l'Union. Il a souligné que la Turquie avait dépensé 25 millions de dollars pour s'occuper des quelque 2,7 millions de réfugiés syriens installés sur son sol.
(Source : AFP)

À l'occasion de la 71e session annuelle de l'Assemblée générale de l'Onu, la plupart des grands dirigeants ont évoqué le dossier syrien (voir par ailleurs). Mais ils se sont également exprimés sur d'autres dossiers qui font l'actualité, qu'il s'agisse du climat, des réfugiés ou encore du conflit israélo-palestinien.
Ban : « Pas de temps à perdre » contre le réchauffement climatiqueLe secrétaire général de l'Onu a exhorté hier les dirigeants mondiaux à lutter contre le réchauffement climatique, à l'occasion de son dernier discours devant l'Assemblée générale en session annuelle. Estimant « qu'il n'y a pas de temps à perdre », M. Ban a demandé aux 193 pays membres de l'Onu de faire en sorte que l'accord de Paris sur le climat entre en vigueur « dès cette année ». Pour y parvenir, a-t-il souligné,...
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