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Lifestyle - La Mode

Semaines de la mode : NY, Londres et Milan avant Paris

C'est en septembre que la mode internationale annonce les couleurs du printemps à venir. Romantique ou pop, très fleurie, avec des longueurs inhabituelles pour la belle saison, la mode printemps été 2017, de New York à Milan, en passant par Londres et avant le rendez-vous de Paris, sera surtout engagée, sérieuse et un brin nostalgique.

Défilés printemps/été 2017 à la semaine de la mode de New York : Marc Jacobs/Marc Jacobs/Michael Kors/Tommy Hilfiger/Étienne Deroeux. ©PixelFormula

D'après les tendances dominantes de la semaine de la mode de New York qui s'est achevée jeudi 15 septembre, le printemps prochain, les fleurs seront partout, les hauts se réduiront à un soutien-gorge assorti à une veste, les manches seront interminables et les jupes dépasseront les genoux, un indice qui signe en général, selon la hemline theory inventée par l'économiste George Taylor dans les années 1920, une période de déprime.

« Seenow, buynow »
Lancée en février dernier, dans la foulée d'une course à la vente et dans le contexte d'une surchauffe de l'industrie du vêtement, marquée par une prolifération inégalée de marques et de défilés, la tendance du seenow, buynow qui permet d'acheter la collection en cours de présentation a encore de beaux jours devant elle. Bien que représentant une contrainte supplémentaire pour les grandes griffes qui doivent avoir déjà produit leurs collections pour répondre à la demande immédiate des clients et clientes, et bien que soulevant des doutes quant à la qualité et à l'exclusivité des pièces produites à une telle vitesse, ce procédé a encore trouvé des adeptes, notamment chez Tommy Hilfiger et Ralph Lauren.

La jupe s'allonge
Reflet des sociétés dont elle est issue et dont elle tâte constamment le pouls, la mode est de plus en plus engagée. On l'a vu avec les Jeans for Refugees de l'artiste Johny Dar, offerts par des stars qui les ont portés, sublimés par des motifs de peinture et vendus aux enchères en faveur des réfugiés. On l'a vu aussi chez le Français Etienne Deroeux qui a intégré à certains de ses modèles des morceaux de couvertures de survie. Par ailleurs, pour attirer l'attention sur les agressions à l'acide subies par les femmes dans certaines sociétés, le collectif italien FTL Moda a fait défiler une jeune Indienne défigurée au vitriol.

Fleurs et couleurs contre la morosité
Mais tout n'est pas sombre dans les nouvelles tendances, et une fois de plus, ce sont les fleurs, en imprimé, brodées ou en relief, qui envahissent les vestiaires du printemps prochain. Elles longent les manches, bordent les jupes, courent sur les jambes des pantalons. La belle saison s'orne de guirlandes pour tourner le dos à la morosité.

Déchirures et leçons de couture
Enfin, on verra de plus en plus d'ouvertures, sous forme de déchirures surtout, jouant sur l'effet couvert/découvert et l'asymétrie. La maîtrise de la couture sera également un enjeu et les créateurs feront surenchère de démonstrations techniques de haute volée. Les volumes sont littéralement traités comme des architectures, étudiés pour créer un mouvement. On l'a vu notamment chez Zac Posen et Vicky Zang, mais c'est sans doute l'Espagnol Delpozo qui s'est montré le plus magistral dans cet exercice délicat. Héritées du streetwear, les manches pendantes sont désormais récupérées par des griffes établies comme Vera Wang ou DKNY.

Marc Jacobs, atypique
La semaine de la mode new-yorkaise s'est achevée jeudi dernier avec un défilé atypique de Marc Jacobs qui, lui, s'est fait un point d'honneur à ne suivre aucune tendance, forçant sur la minijupe et introduisant une inspiration militaire absente partout ailleurs. Tenant son cap en solo, il a donné à voir une collection radicale et scintillante où dominent les effets argentés. Pour sa présentation, l'enfant terrible de la mode avait choisi le cadre littéralement théâtral du Hammerstein Ballroom, ancien opéra où il a fait défiler, coiffés de fausses dreadlocks, les plus beaux mannequins du moment.

Londres et le Brexit
À la fashionweek de Londres, ouverte vendredi 16 septembre et clôturée mardi 20, le souci des créateurs était de chasser le Brexit Blues tout en s'interrogeant sur leur avenir à la lumière de la sortie de l'Angleterre, en 2019, de l'Union européenne. Pas de panique, les résultats des enseignes britanniques sont pour l'instant au beau fixe. Le poids lourd Burberry s'est fait remarquer par un défilé mixte, option de plus en plus prisée pour éviter de lancer deux défilés distincts pour les hommes et les femmes, à l'heure où les vestiaires sont de plus en plus perméables aux échanges entre les deux sexes. Et ce n'est pas un hasard si la maison a choisi pour thème Orlando de Virginia Woolf. Le même Burberry a choisi de présenter sa collection simultanément à Paris, chez Colette, où un nombre restreint d'invités a pu visualiser le défilé sur écran, en temps réel. Le grand buzz de Londres a cependant été le hashtag #NoSizeFitsAll, lancé par les associations de défense des droits de la femme sur les réseaux sociaux. Cette campagne milite pour une plus large palette de tailles de vêtements et pour des « mannequins en meilleure santé ».

Milan-la-fête
Aujourd'hui mercredi 21 septembre, c'était au tour de Milan d'accueillir, jusqu'au 26, les collections féminines du printemps été 2017. Parmi les défilés milanais les plus attendus, figure la présentation mixte de Bottega Veneta à la prestigieuse Académie des beaux arts de Brera où la maison fêtera à la fois ses cinquante ans et les 15 ans de Tomas Meier à la direction artistique. Au programme, légèrement abrégé par rapport à l'année dernière, sont annoncés 176 collections, 71 défilés officiels et 90 présentations. Dolce&Gabbana défilera dimanche, hors calendrier. Cependant, plus de 30 fêtes et événements sont prévus à Milan pour faire de cette manifestation un temps fort de cette saison.
Paris prendra le relais des présentations du prêt-à-porter féminin pour le printemps été 2017 du mardi 27 septembre au mercredi 5 octobre.

D'après les tendances dominantes de la semaine de la mode de New York qui s'est achevée jeudi 15 septembre, le printemps prochain, les fleurs seront partout, les hauts se réduiront à un soutien-gorge assorti à une veste, les manches seront interminables et les jupes dépasseront les genoux, un indice qui signe en général, selon la hemline theory inventée par l'économiste George Taylor dans les années 1920, une période de déprime.
« Seenow, buynow »Lancée en février dernier, dans la foulée d'une course à la vente et dans le contexte d'une surchauffe de l'industrie du vêtement, marquée par une prolifération inégalée de marques et de défilés, la tendance du seenow, buynow qui permet d'acheter la collection en cours de présentation a encore de beaux jours devant elle. Bien que représentant une contrainte...
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