Illustration L'Orient-Le Jour

Tout disparaît si vite à Beyrouth. Bien souvent, les projets sortent de terre et tirent le rideau en l’espace de quelques années, tributaires des tendances éphémères et de l’enthousiasme fugace des Libanais. Il suffit de regarder les photographies de nos parents ou de nos grands-parents pour s’en rendre compte : il ne reste presque plus rien du passé.
Mais certaines choses résistent. Le salon de coiffure de Ammo Elias est toujours à Aïn el-Remmaneh. La glace Cortina est encore dans le congélateur de l’épicerie du coin. Le B018, témoin de la grande nuit libanaise, a rouvert son toit.
Ce week-end, je vous propose de relire leurs histoires, mais aussi de revivre la finale de la Coupe du Monde et de découvrir un peu plus le phénomène Marilyne Naaman.
Bonne lecture !


Témoin de la Grande nuit libanaise, l'iconique B018 rouvre son toit

Au début des années 2000, lorsque sa piste devenait trop bondée, le personnel rangeait les chaises et les tables, et les gens dansaient sur les « cercueils ». Dans ce « bunker » festif et né sous les ruines, la nuit libanaise vivait comme nulle part ailleurs, avant de s'éteindre à l'aube de la crise et du « m’as-tu vu ». Aujourd'hui, le B018 rouvre son toit. Marguerita Sejaan vous y emmène.

Iconiques : Les glaces Cortina ou le goût des étés libanais depuis 1965

Depuis 1965, elles font partie intégrante du décor des étés libanais, quels que soient l’époque, le quartier, le village, le milieu social ou la confession. Coppa, Cassata, Sandwich, Giant ou Viva, les sucreries glacées de la marque Cortina ont marqué les enfances de plusieurs générations. Pourtant, l'histoire de Cortina commence bien avant la glace. Gilles Khoury vous la raconte, dans un épisode de sa série « Iconiques ».

Messi, la Palestine et « Vamos España » : au cœur de la finale de la Coupe du monde à Beyrouth

Cette semaine, Beyrouth a repris ses couleurs habituelles. Mais encore dimanche dernier, supporters, restaurateurs, voituriers, employés municipaux, soldats... Tous convergaient vers les écrans géants de la ville, vêtus de bleu ou de rouge. Des camps choisis suivant des raisons allant parfois bien au-delà du football. Retour sur cette soirée animée, avec Mélissa Manouchakian.

Avec Mayyas, le Libanais Nadim Cherfan fait danser Beyoncé

C’est un géant, un extraterrestre, un artiste vrai qui a choisi de rester invisible, enfermé dans sa bulle. Il suffit de l’observer durant une répétition pour comprendre son génie, celui qui lui a ouvert les portes du monde... et l'a propulsé sur la scène de Beyoncé. Rencontre exclusive avec le chorégraphe Nadim Cherfan.

Comment Marilyne Naaman est devenue un phénomène

Trois concerts au Liban en 2026, des millions d’écoutes sur les plateformes et un public qui dépasse désormais les frontières du pays : quels sont les ressorts du succès de la chanteuse de 28 ans, devenue l’une des révélations musicales de ces dernières années ? Le décryptage de Zéna Zalzal.

Sami, militaire à la retraite, survit avec 300 $ par mois

Six ans après le début de l’effondrement économique du Liban, et alors que la guerre entre le Hezbollah et Israël a ravagé une partie du pays depuis octobre 2023, L’Orient-Le Jour est allé à la rencontre de Libanais d’horizons divers pour comprendre comment ils ont dû réinventer leur quotidien et leurs projets d’avenir. Pour ce premier épisode, Sami, militaire à la retraite, ouvre ses comptes.

Ammo Élias, le coiffeur de 80 ans qui a ému le Liban

C’était un parfait inconnu avant de devenir malgré lui une star. À 80 ans, Élias Abboud incarne bien plus qu’une belle histoire : celle d’une solidarité qui s’est mobilisée autour d’un visage, d’une histoire simple, à travers la puissance des réseaux sociaux. Rencontre, avec Rayanne Tawil.

À Saïfi Village, Müün parie sur la gastronomie japonaise

Dans une capitale où les ouvertures de restaurants continuent de défier les crises à répétition, une nouvelle adresse est venue s'installer fin juin à Saïfi Village. Baptisé Müün, ce bistrot japonais contemporain est le dernier projet de Tarek Alameddine, chef et entrepreneur de 34 ans. On s’y installe, avec Nada Alameddine.
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