La France a promis de ramener son déficit sous la barre fatidique des 3% du PIB en 2017, année d'élection présidentielle, malgré les nouvelles dépenses et les baisses d'impôt annoncées par l'exécutif et en dépit d'une croissance qui s'annonce modérée.
Selon le cadre budgétaire présenté mardi par le ministère français des Finances, le déficit cumulé de l'Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale sera ramené à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) l'année prochaine, après 3,3% cette année, revenant pour la première fois dans les clous européens depuis 2007.
"Sur le quinquennat, nous aurons (...) permis à la France de sortir de la procédure européenne de déficit excessif et effacé les déficits accumulés depuis 2008", s'est félicité en conférence de presse le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin.
Ce résultat devrait être atteint à la faveur d'une croissance économique de 1,5%, en ligne avec les prévisions de l'OCDE mais plus optimiste que celle du FMI (1,2%). Pour boucler son budget, qui sera présenté le 28 septembre, Paris a dû faire preuve d'imagination afin de tenir compte des multiples dépenses supplémentaires et des promesses de baisses d'impôt annoncées par l'exécutif, à quelques mois de l'élection présidentielle.
La France a déjà obtenu deux délais de deux ans, en 2013 et en 2015, pour repasser sous la barre des 3%. La Commission européenne a exclu début septembre toute nouvelle rallonge pour Paris.
Le pacte de stabilité impose aux pays européens des plafonds de dette et de déficit public, sous peine de sanctions. L'Espagne et le Portugal ont échappé récemment à des sanctions, Bruxelles ayant reporté de quelques mois sa décision sur le sujet, notamment en raison d'une échéance électorale en Espagne.
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La France s'engage à ramener son déficit dans les clous européens en 2017
AFP / le 20 septembre 2016 à 17h43


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