Les frappes aériennes lundi soir à l'ouest d'Alep en Syrie qui ont tué 12 travailleurs humanitaires et chauffeurs de camions risquent d'annihiler tous les efforts de paix pour régler ce conflit, ont mis en garde des diplomates américains.
Au total, au moins 36 civils ont été tués dans cette ville martyre du nord de la Syrie et sa province lors de "raids intensifs" dans la soirée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), quelques heures après l'annonce par l'armée de Damas de la "fin" de la trêve des combats qui avait été décidée le 9 septembre par un accord à Genève entre les Etats-Unis et la Russie.
"Cela a été une journée difficile en Syrie et je crois que ça soulève de très graves questions quant à la capacité des Russes à remplir leurs engagements", a tonné un diplomate américain à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu qui va être monopolisée toute la semaine par la guerre en Syrie.
Un autre diplomate du département d'Etat a affirmé que les frappes contre le convoi humanitaire n'étaient pas le fait de la coalition internationale pilotée par les Etats-Unis.
"Les Russes ont la responsabilité de se réfréner pour ce genre d'actions et ils ont aussi la responsabilité d'empêcher le régime syrien de le faire", a insisté ce cadre de l'administration américaine.
"On a la sentiment que ce qui s'est passé aujourd'hui porte un sérieux coup à nos efforts pour apporter la paix en Syrie", a insisté le premier diplomate, sans pour autant reconnaître que la trêve instaurée le 12 septembre et qui devait durer sept jours avait visiblement volé en éclats ce lundi.
De fait, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a refusé de jeter l'éponge sur le conflit en Syrie en maintenant coûte que coûte le dialogue avec la Russie afin de tenter d'arrêter la guerre. Et ce, malgré l'effondrement du cessez-le-feu annoncé par l'armée syrienne appuyée par Moscou.
"Les Russes ont signé un accord, il faut voir maintenant ce qu'ils disent. Mais le plus important, c'est que les Russes doivent contrôler (le président syrien Bachar) el-Assad", avait dit plus tôt dans la journée à quelques journalistes John Kerry.
Il doit une nouvelle tenter de parler à son homologue russe Sergueï Lavrov avant une nouvelle réunion programmée lundi matin à New York du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). Ce GISS qui rassemble 23 puissances mondiales, régionales et organisations internationales est porteur depuis novembre dernier d'une feuille de route diplomatique pour la Syrie.
Au total, au moins 36 civils ont été tués dans cette ville martyre du nord de la Syrie et sa province lors de "raids intensifs" dans la soirée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), quelques heures après l'annonce par l'armée de Damas de la "fin" de la trêve des combats qui avait été décidée le 9 septembre par un accord à Genève entre les Etats-Unis et la Russie.
"Cela a été une journée difficile en Syrie et je crois que ça soulève de très graves questions quant à la capacité des Russes à remplir leurs engagements", a tonné un diplomate américain à New...


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