La trêve en Syrie "n'a pas de sens" après les violations répétées du cessez-le-feu par les rebelles et l'incapacité des États-Unis à coopérer, a estimé lundi le général de l'armée russe Sergueï Roudskoï lors d'un briefing à Moscou.
Fustigeant les États-Unis, qui n'ont pas "de levier efficace pour peser sur l'opposition en Syrie", le général russe a estimé que "compte tenu du fait que les rebelles ne respectent pas le régime de cessez-le-feu, son respect unilatéral par les forces gouvernementales syriennes n'a pas de sens".
Dans une nouvelle charge contre le Pentagone, le haut responsable de l'état-major russe a accusé "les Etats-Unis et les rebelles qu'elles contrôlent, la soi-disant opposition modérée, de n'avoir respecté aucun des engagements prévus par l'accord de Genève" du 9 septembre trouvé entre Moscou et Washington. La Russie accuse ainsi les rebelles d'avoir violé la trêve "302 fois".
"Plus important, l'opposition modérée n'a pas pris ses distances avec le Front al-Nosra", a ajouté le général russe. "La partie russe observe non pas une séparation sur le terrain entre l'opposition et le Front al-Nosra mais au contraire une alliance et une préparation en cours pour une offensive conjointe", a affirmé le général Roudskoï.
Les critiques de l'état-major russe interviennent alors que la trêve, débutée le 12 septembre à l'initiative de Washington et de Moscou, ne tient désormais plus qu'à un fil après les frappes samedi de la coalition contre l'armée syrienne dans l'est et les premiers raids depuis une semaine à Alep.
Et le ton est brutalement monté entre les deux parrains de la trêve, la Russie et les Etats-Unis, qui s'accusent mutuellement de faire capoter le cessez-le-feu.
Cette trêve devrait dominer les discussions en marge de l'Assemblée générale de l'Onu, grand rendez-vous diplomatique annuel qui s'ouvre mardi.
Elle sera au coeur, dès lundi, des discussions du premier sommet onusien consacré aux migrations.
En cinq ans, la guerre en Syrie a fait plus de 300.000 morts et la moitié de la population a été chassée de chez elle. Si une partie a été déplacée à l'intérieur du pays, plus de quatre millions de personnes ont été contraintes à l'exil.
Fustigeant les États-Unis, qui n'ont pas "de levier efficace pour peser sur l'opposition en Syrie", le général russe a estimé que "compte tenu du fait que les rebelles ne respectent pas le régime de cessez-le-feu, son respect unilatéral par les forces gouvernementales syriennes n'a pas de sens".
Dans une nouvelle charge contre le Pentagone, le haut responsable de l'état-major russe a accusé "les Etats-Unis et les rebelles qu'elles contrôlent, la soi-disant opposition modérée, de n'avoir respecté aucun des engagements prévus par l'accord de Genève" du 9 septembre trouvé entre...


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