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Économie

Survie ou effritement de la zone euro ?

La monnaie unique constitue, selon quelques économistes, un barrage qui freine le développement de l'Europe. Certains pays tels que la Grèce, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande ou encore le Portugal souffrent de l'état actuel de leurs économies. Certains économistes justifient la faiblesse de la zone euro par la divergence entre les dynamiques économiques des différents pays. En 1992, le traité de Maastricht imposait trois contraintes inviolables pour pouvoir accéder à la zone euro : l'inflation ne doit pas excéder les 1,5 %, les déficits budgétaires doivent être inférieurs à 3 % du PIB et les déficits budgétaires ne doivent pas dépasser les 60 % du PIB. Ces contraintes ont pesé sur certaines économies qui ont été condamnées à mener des politiques économiques restrictives pour respecter les conditions imposées par l'euro. De ce fait, l'Europe n'a pas connu de croissance jusqu'à la fin des années 1990. Selon Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie, il faudrait reconstruire une Europe à plusieurs vitesses en constituant des groupes en fonction de leurs similarités économiques et de leurs convergences politiques. De plus, en cas de récession, il est difficile de procéder à une baisse des taux de change ainsi que des taux d'intérêt qui pourraient stimuler l'économie. Il est donc évident que la monnaie unique restreint les solutions qui peuvent résoudre une crise. D'autres économistes tels que Franck Dedieu, auteur de Casser l'euro pour sauver l'Europe, estiment que l'euro est la principale cause des contraintes qui affectent l'Europe. D'autres considèrent que le retour à la monnaie nationale augmenterait la dette des pays ainsi que les importations et réduirait la consommation. C'est le cas de Thomas Piketty, auteur de Capital au XXIe siècle, qui propose de remédier au dysfonctionnement de l'euro plutôt que de remettre en cause l'union monétaire. La remise en question de l'euro divise les esprits et demeure au cœur des débats.

Cet article est réalisé par Fidus

La monnaie unique constitue, selon quelques économistes, un barrage qui freine le développement de l'Europe. Certains pays tels que la Grèce, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande ou encore le Portugal souffrent de l'état actuel de leurs économies. Certains économistes justifient la faiblesse de la zone euro par la divergence entre les dynamiques économiques des différents pays. En 1992, le traité de Maastricht imposait trois contraintes inviolables pour pouvoir accéder à la zone euro : l'inflation ne doit pas excéder les 1,5 %, les déficits budgétaires doivent être inférieurs à 3 % du PIB et les déficits budgétaires ne doivent pas dépasser les 60 % du PIB. Ces contraintes ont pesé sur certaines économies qui ont été condamnées à mener des politiques économiques restrictives pour respecter les conditions imposées...
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