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Moyen Orient et Monde - Irak

Des milliers de partisans de Sadr appellent à des réformes

L’ambiance était festive à Bagdad, certains protestataires agitaient des drapeaux et d’autres dansaient sur des airs de chansons appelant au changement sur la place Tahrir. Ahmad al-Rubaye/AFP

Des milliers de partisans de l'influent chef chiite Moqtada Sadr se sont rassemblés hier à Bagdad pour appeler de nouveau à la mise en œuvre de réformes qui tardent à voir le jour en Irak. La classe politique irakienne, rongée par la corruption et le clientélisme, peine à garantir à la population des services publics de qualité et est accusée de vouloir préserver un système où les postes sont distribués selon des quotas politiques et confessionnels. La lutte contre ce système est au cœur de manifestations hebdomadaires organisées par les partisans de Moqtada Sadr depuis le début de l'année, qui ont connu un répit avant de reprendre hier.
L'ambiance était festive à Bagdad, certains protestataires agitaient des drapeaux et d'autres dansaient sur des airs de chansons appelant au changement sur la place Tahrir (Libération en arabe). « Le gouvernement n'est pas sérieux, a expliqué Kadhim Hussein, ouvrier de 41 ans. Ils ont changé certaines choses, mais les plus corrompus sont toujours en place. Ils doivent tous s'en aller. » La manifestation s'est déroulée dans le calme, encadrée par un dispositif de sécurité assuré à la fois par des sadristes et des forces de police.
À l'été 2015, des dizaines de milliers d'Irakiens étaient descendus dans la rue pour réclamer la fin de la corruption et l'amélioration des services publics. Le Premier ministre Haider al-Abadi avait promis des réformes et les rassemblements s'étaient essoufflés, mais le mouvement de protestation avait ensuite repris en début d'année à l'appel de M. Sadr.

(Source : AFP)

Des milliers de partisans de l'influent chef chiite Moqtada Sadr se sont rassemblés hier à Bagdad pour appeler de nouveau à la mise en œuvre de réformes qui tardent à voir le jour en Irak. La classe politique irakienne, rongée par la corruption et le clientélisme, peine à garantir à la population des services publics de qualité et est accusée de vouloir préserver un système où les postes sont distribués selon des quotas politiques et confessionnels. La lutte contre ce système est au cœur de manifestations hebdomadaires organisées par les partisans de Moqtada Sadr depuis le début de l'année, qui ont connu un répit avant de reprendre hier.L'ambiance était festive à Bagdad, certains protestataires agitaient des drapeaux et d'autres dansaient sur des airs de chansons appelant au changement sur la place Tahrir...
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