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Nos lecteurs ont la parole - Dominique Eddé

Tribune - La colonisation, un remède contre la guerre ?

«Shimon Peres, fervent partisan du dialogue et de la paix. » Ce titre à la une sur le site de L'Orient-Le Jour me laisse pour le moins perplexe. D'autant que la teneur de l'article ne l'illustre qu'à moitié. Abstraction faite de l'histoire de la colonisation qui a doublé, sous son autorité et celle du Parti travailliste, de 1993 à 2003, au lendemain des accords suicidaires d'Oslo, abstraction faite du massacre de Qana au Liban en 1996, abstraction faite du soutien apporté par Peres à Sharon en 2005, abstraction faite de son mutisme face à l'occupation et à la destruction sauvage, jour après jour, des territoires palestiniens, on pourrait en effet se laisser gagner par le charme de ce visage doux au sourire avenant. Faut-il que la paix soit peu mise en rapport avec les conditions qui permettent d'y accéder, pour se laisser aller à tant d'indulgence. Depuis quand la colonisation est-elle un remède contre la guerre? Il est vrai que les chefs politiques arabes ont illustré la barbarie avec tant de zèle qu'ils ont réussi à faire pâlir les crimes du pouvoir israélien. Est-ce une raison pour effacer le passé, d'un coup de gomme, pour renoncer à l'histoire ? Est-ce une raison pour oublier qu'une partie de la folie islamiste est à mettre en rapport avec la politique israélienne qui, durant les années 1990, favorisa sans vergogne le Hamas au détriment de l'Autorité palestinienne? L'historien israélien Zeev Sternell l'a écrit sans détour: «Israël pensait que c'était un stratagème intelligent pour pousser les islamistes contre l'Organisation de libération de la Palestine.» Est-ce enfin une raison pour oublier la responsabilité du régime israélien dans la décision de la guerre du Golfe en 2003? Pour oublier que cette destruction aveugle a accouché d'un chaos doublé d'un fanatisme sans nom ? S'il est une déclaration de Shimon Peres condamnant ou regrettant les faits que je viens de citer, merci à ceux qui le présentent comme un constructeur de la paix de nous en faire part.

«Shimon Peres, fervent partisan du dialogue et de la paix. » Ce titre à la une sur le site de L'Orient-Le Jour me laisse pour le moins perplexe. D'autant que la teneur de l'article ne l'illustre qu'à moitié. Abstraction faite de l'histoire de la colonisation qui a doublé, sous son autorité et celle du Parti travailliste, de 1993 à 2003, au lendemain des accords suicidaires d'Oslo, abstraction faite du massacre de Qana au Liban en 1996, abstraction faite du soutien apporté par Peres à Sharon en 2005, abstraction faite de son mutisme face à l'occupation et à la destruction sauvage, jour après jour, des territoires palestiniens, on pourrait en effet se laisser gagner par le charme de ce visage doux au sourire avenant. Faut-il que la paix soit peu mise en rapport avec les conditions qui permettent d'y accéder, pour se laisser...
commentaires (2)

Merci Dominique Eddé de rappeler des vérités curieusement oubliées. Non Shimon Peres n'est pas un homme de paix et j'attends avec impatience l'émergence d'une nouvelle classe politique israélienne.

Marionet

23 h 01, le 19 septembre 2016

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Commentaires (2)

  • Merci Dominique Eddé de rappeler des vérités curieusement oubliées. Non Shimon Peres n'est pas un homme de paix et j'attends avec impatience l'émergence d'une nouvelle classe politique israélienne.

    Marionet

    23 h 01, le 19 septembre 2016

  • SUPER DOMINIQUE EDDE. VOUS ÊTES D'UNE INTÉGRITÉ INFAILLIBLE.

    FRIK-A-FRAK

    11 h 28, le 19 septembre 2016

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