Une délégation de l'Union libanaise culturelle dans le monde (ULCM) profitera du « Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants », prévu lundi à New York, pour transmettre au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, un document expliquant le point de vue de l'Union concernant la crise des réfugiés à laquelle fait face le Liban, selon un communiqué de l'institution.
Une lettre intitulée « Le Liban, un pays hôte, pris en otage » définit un plan d'action à l'adresse des différentes sections de l'ULCM afin de l'adopter et de le distribuer avec le document, qui sera transmis au secrétaire général des Nations unies ainsi qu'au directeur des Affaires politiques de l'Onu pour le Moyen-Orient, et à tous les ministres des Affaires étrangères dans leurs pays respectifs. Dans ce texte, les membres de l'Union réitèrent leurs appréhensions concernant la présence des réfugiés syriens au Liban, en rappelant l'incapacité de ce pays à gérer seul cette crise sans un soutien plus important de la part de la communauté internationale.
Cette étude de 30 pages, qui invite par ailleurs l'instance onusienne à considérer le 19 septembre comme une Journée internationale de solidarité avec le Liban et prône vivement le retour des réfugiés chez eux, passe en revue les différents impacts négatifs de l'accueil sans limite des réfugiés syriens, notamment sur l'économie libanaise, le tissu social interconfessionnel, le marché du travail, les infrastructures, les services de soins, etc.
Voici quelques éléments figurant dans ce document :
1- L'augmentation soudaine de la population au Liban a plus que doublé la production de déchets, contribuant ainsi à la pollution des ressources en eau et la propagation des maladies. Cette situation a nécessité l'investissement de plus de 100 millions de dollars pour la gestion des déchets entre 2012 et 2014.
2- La hausse soudaine et considérable de la demande sur le réseau électrique a augmenté les coûts nécessaires pour stimuler la capacité de production d'électricité et améliorer le réseau à la fin de 2014.
3- L'augmentation de la prostitution, de l'esclavage sexuel juvénile, du nombre de viols et de crimes au sein de ces communautés de déplacés où la femme et l'enfant restent les plus vulnérables.
Liban
L’ULCM : Le Liban, un pays hôte, pris en otage
Une délégation de l'Union transmettra un document à Ban Ki-moon lors d'une réunion de haut niveau au siège de l'Onu à New York.
OLJ / le 17 septembre 2016 à 00h00

