La production libyenne de brut a été divisée par cinq depuis 2010. Photo archives Reuters
La Compagnie nationale de pétrole libyenne (Noc) a annoncé hier la reprise imminente des exportations après le retour au calme dans le Croissant pétrolier où les principaux terminaux sont tombés aux mains des autorités rivales au gouvernement d'union nationale (GNA).
La Noc a indiqué que les exportations de brut allaient « reprendre immédiatement à partir des terminaux de Ras Lanouf et Zoueitina », ainsi que des ports de Brega et d'Al-Sedra. La gestion de ces quatre installations a été remise mercredi à la Noc par les forces loyales aux autorités basées dans l'Est, qui les avaient conquises depuis dimanche.
Ce retour au calme a permis à la Noc d'annoncer hier la levée de « l'état de force majeure sur tous les ports du Croissant pétrolier », ouvrant ainsi la voie à la reprise des exportations. L'état de « force majeure », décrété en 2013 sur plusieurs sites pétroliers, permet une exonération de la responsabilité de la Noc en cas de non-respect des contrats de livraison de pétrole.
La Noc a affirmé qu'elle restait loyale au GNA soutenu par l'Onu et qui siège à Tripoli. Elle a toutefois précisé qu'elle appliquait « les instructions données par le Parlement » basé dans l'Est et qui soutient les autorités parallèles.
La Libye a un besoin pressant de relancer son secteur pétrolier, dont les recettes représentent une part importante du budget de l'État. Sa production de brut a été divisée par cinq depuis 2010, alors que le pays dispose des plus importantes réserves pétrolières d'Afrique (estimées à 48 milliards de barils).
(Source : AFP)

