Les ministres français et allemand des Affaires étrangères se sont rendus jeudi dans l'Est de l’Ukraine, une première depuis le début du conflit qui a fait plus de 9.500 morts depuis son déclenchement en avril 2014.
Les ministre français Jean-Marc Ayrault et allemand Frank-Walter Steinmeier sont arrivés à Kramatorsk, ville sous contrôle des forces ukrainiennes, au plus près de la ligne de front de l'Est séparatiste, a constaté une journaliste de l'AFP.
Ils ont été accueillis devant un bâtiment des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) par une quarantaine de manifestants opposés à l'idée d'accorder un statut d'autonomie aux régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk.
"Ne répétez pas Munich 1938", symbole historique de la capitulation diplomatique des démocraties européennes face à l'Allemagne nazie, "Nous disons non au statut spécial pour le Donbass", "Nous sommes l’Ukraine", proclamaient les banderoles brandies par les manifestants.
Les ministres ont ensuite rencontré des responsables de l'OSCE dans la région, qui leur ont présenté le quotidien de leur mission d'observation des violations du cessez-le-feu dans la zone. Ils leur ont également montré des échantillons de mines, grenades et autres engins explosifs retrouvés dans la zone.
L’Ukraine est en proie depuis plus de deux ans à un conflit opposant ses soldats à des séparatistes prorusses qui sont, selon Kiev et les Occidentaux, soutenus militairement par la Russie, ce que Moscou dément.
Des accords de paix, signés à Minsk en février 2015, prévoient une série de mesures politiques et économiques pour mettre fin au conflit.
L'ensemble de ces mesures, notamment des élections dans les zones séparatistes, n'a cependant pas encore été mis en place, Ukrainiens et Russes s'en rejetant la responsabilité.
Les Ukrainiens doivent notamment modifier leur Constitution pour donner davantage d'autonomie aux régions rebelles et organiser ces élections. Ces mesures provoquent de vifs débats à Kiev où elles sont considérées comme un moyen de légaliser de facto le séparatisme et de déstabiliser le reste de l’Ukraine.
Les Occidentaux considèrent les élections comme un moyen de réintégration politique des territoires séparatistes.
Les ministre français Jean-Marc Ayrault et allemand Frank-Walter Steinmeier sont arrivés à Kramatorsk, ville sous contrôle des forces ukrainiennes, au plus près de la ligne de front de l'Est séparatiste, a constaté une journaliste de l'AFP.Ils ont été accueillis devant un bâtiment des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) par une quarantaine de manifestants opposés à l'idée d'accorder un statut d'autonomie aux régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk.
"Ne répétez pas Munich 1938", symbole historique de la capitulation diplomatique des...


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