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Économie

Un sommet de l’UE sans le Royaume-Uni

Après quelques jours de panique suite au vote pro-Brexit, tout le monde a repris ses esprits. Deux raisons à cela. Premièrement, la Banque d'Angleterre a assoupli la politique monétaire et le Trésor a laissé espérer la même chose du côté budgétaire. Deuxièmement, Theresa May, la nouvelle Première ministre britannique, a temporisé en repoussant l'amorce des négociations de retrait jusqu'en 2017, laissant planer le doute s'il s'agirait du début ou de la fin de l'année. Le gouvernement britannique ne veut pas d'un « modèle » existant (Norvège, Suisse) mais d'un accord sur-mesure. Certains Brexiteers disent même qu'ils pourront choisir ce qui leur convient (accès au marché unique, passeport financier) et rejeter le reste (libre circulation des personnes, contribution au budget de l'UE). Penser qu'il n'y aura aucun arbitrage à faire est une illusion. Au dernier G20, les gouvernements américain et japonais ont fait passer le message à Mme May qu'il fallait clarifier la situation et avoir une position réaliste. Cette réunion de l'UE (sans le Royaume-Uni) vise le même but : il s'agit de rappeler qu'il y a des points à négocier et que les discussions ne peuvent pas être différées sans cesse. À court terme, on voit mal d'où viendrait une nouvelle impulsion à l'UE. Ces prochains mois, le calendrier électoral sera très chargé dans les pays fondateurs du marché commun (Italie, Pays-Bas, France, Allemagne) et plusieurs pays de l'Est sont en délicatesse avec Bruxelles. Mais l'UE à 27 a tout de même des raisons de montrer un front commun face au R-U.

Cet article est réalisé par Fidus

Après quelques jours de panique suite au vote pro-Brexit, tout le monde a repris ses esprits. Deux raisons à cela. Premièrement, la Banque d'Angleterre a assoupli la politique monétaire et le Trésor a laissé espérer la même chose du côté budgétaire. Deuxièmement, Theresa May, la nouvelle Première ministre britannique, a temporisé en repoussant l'amorce des négociations de retrait jusqu'en 2017, laissant planer le doute s'il s'agirait du début ou de la fin de l'année. Le gouvernement britannique ne veut pas d'un « modèle » existant (Norvège, Suisse) mais d'un accord sur-mesure. Certains Brexiteers disent même qu'ils pourront choisir ce qui leur convient (accès au marché unique, passeport financier) et rejeter le reste (libre circulation des personnes, contribution au budget de l'UE). Penser qu'il n'y aura aucun...
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